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Kézako ?

Des TEXtes et images de la part d'un prêtre, faisant ainsi partie de ceux qui vonT A LA messe... avec pour passions, le Christ, les paradoxes féconds de la foi, l'émulation spirituelle par l'oecuménisme et l'interreligieux, la formation par le scoutisme, l'accès au savoir via internet...

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 22:13

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Publié par Raphaël Bui
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 01:16

Cliquer ici pour accéder à la nouvelle traduction liturgique de la BibleCe passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’il s’accomplit. (Lc 4,21) Baptisé, catéchisé, communié enfant, je suis devenu incroyant (mais non pas athée) au début du collège : les études profanes et plus particulièrement scientifiques me semblaient suffire à un esprit humain. Inutile de consacrer du temps à des choses pas forcément fausses mais incertaines. A 20 ans, la rencontre avec des camarades à la fois chrétiens et scientifiques, a ébranlé mon pseudo-rationalisme. Le premier moment de ma conversion a cependant été la lecture de l’Evangile dans une version de poche qui traînait depuis des années dans mon sac à dos, et que j’avais reçue de l'association protestante des Gédéons qui diffusait des Nouveaux Testaments à la sortie des lycées. Pendant la lecture de l’Evangile selon Saint Luc s’est alors opéré insensiblement le passage de la question « Qui est-il ce Jésus auquel croient mes camarades chrétiens ? » à « Qui es-tu Jésus ? » : passage du « il » au « tu », de la lecture à un dialogue, d’un texte à une rencontre, d’un contenu d’information à l’accueil d’une personne qui s’adresse à moi mystérieusement mais surtout personnellement. Cette rencontre s’attestait par la joie suscitée, jusqu’aux pleurs de joie, mais surtout par un rapport désormais bien plus aimant à soi et aux autres. L’Evangile ne demandait qu’à se manifester, non pas comme simple Ecriture, mais comme Parole vivante, Bonne Nouvelle capable de mettre en mouvement, en relation, en joie.

J’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi. (Lc 1,1-4) L’évangéliste Luc ne s’attendait probablement pas à ce que son récit finisse par devenir Parole de Dieu proclamée en Eglise, accueillie comme inspirée par l’Esprit Saint, inspiratrice à son tour pour la foi des disciples de Jésus-Christ. C’est là un accomplissement étonnant de l’Ecriture, où l’interprétation et la transmission que les croyants font d’elle peut devenir Parole de Dieu, dotée de la même capacité de toucher les cœurs, de les convertir, motiver, réjouir. C’est là aussi où le bât blesse pour nous catholiques de France, de l’Aveyron, du Ségala, qui prétextons souvent notre manque de culture biblique, d’aisance dans l’expression… pour laisser à quelques-uns seulement – prêtres, religieux etc… – la possibilité de lire, d’interpréter et de transmettre la Parole de Dieu. Qu’attendons-nous pour lire la Bible ?*

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. (…) Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. (Lc 2,19 ; 8,21) Lire et relire, ruminer la Parole de Dieu est possible et indéfiniment fécond, par-delà tout ce que l’on connaît déjà d’elle, à l’instar de cette carte postale qu’une grand-mère du Ségala ne se lassait pas de lire et de relire, parce que c’était celle que son petit-fils lycéen lui avait adressée de Taizé pour lui dire ce qu’il y approfondissait de la foi. Point n’est besoin de science ou d’études ou d’une tête bien pleine, mais plutôt d’un cœur qui écoute, qui se mette en quête d’une compréhension aimante de ce que l’Autre veut lui dire, à travers un mot, une expression, une attitude, un geste du texte qui nous touche, bouscule, réconforte, dérange, éclaire, scandalise etc… A la limite, les moins familiers avec la Bible ont l’avantage de pouvoir lire un passage biblique sans être influencés par tout ce que l’on aurait déjà compris de lui. C’est ce que nous pratiquons avec les collégiens de l’aumônerie avec le « dialogue contemplatif », une méthode de lecture et de partage de la Bible qui permet non seulement d’être attentif à la Parole de Dieu, mais aussi à la manière dont celle-ci résonne dans le cœur des autres.

 

* Que choisir ?

- Une Bible : la nouvelle traduction liturgique, la Bible des Peuples, la Bible de Jérusalem, la TOB, la Bible Osty...

- Un mensuel : Prions en Eglise, Magnificat ou Parole et Prière

- Une application pour smartphone ou tablette : Aelf (Android) ou iBreviary, Bible (Apple)...

- Sur internet : www.aelf.org - http://www.ndweb.org/versdimanche

Publié par Raphaël Bui - dans Foi
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:00
Voeux 2016
Publié par Raphaël Bui
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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 08:00

Crèche de NaucelleDisons-le tout de suite : pour l’Eglise catholique, l’absence de crèches de Noël dans une mairie ou dans un lieu public ne pose pas de problème. Mais leur présence non plus ! Ce qui pose question, c’est que cela soit l’objet d’une énième polémique, comme si la laïcité y était en jeu... Les recommandations décalées de certains responsables de l’Association des Maires de France - sur les crèches ou les concerts à connotation religieuse - nous font sourire, même si elles reflètent un a priori de méfiance à l’égard des religions, un refus des racines judéo-chrétiennes de l’Europe, un oubli de l’histoire de France comme si celle-ci n’avait commencé qu’en 1789, et par suite une volonté explicite de neutraliser le fait religieux selon une laïcité déviée en contre-religion laïciste.

Être chrétien implique de rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, et donc d’être laïc. La laïcité est bien la séparation des pouvoirs politiques et religieux, temporels et spirituels, la neutralité de l’Etat à l’égard des religions, et non pas la séparation de la société avec la religion ou le refoulement du religieux dans la sphère privée, autant de contre-médications exacerbant les revendications communautaristes, les replis identitaires et la fragilisation du vivre ensemble, que révèlent pêle-mêle la montée du fondamentalisme musulman, la peur du migrant, le port du voile tout comme l’allergie à son égard, le vote FN comme l’allergie à son égard…

Si le judéo-christianisme a massivement laissé sa trace dans la culture européenne,* les chrétiens n’en sont pas les gardiens jaloux, comme des sortes de "salafistes chrétiens" confondant la foi avec des fruits civilisationnels passés, qu’il s’agirait de défendre contre l’indifférence de la société, l’hostilité des athées, la « concurrence » de l’Islam… Comme le répète le pape François, le risque que court l’Eglise et que courent les chrétiens ne vient pas de l’extérieur, mais de l’intérieur, de l’ « entre-soi », de notre tiédeur dans le témoignage (aux autres) comme dans la prière (au Tout-Autre), de notre timidité à aller « de toutes les nations faire des disciples », à être des « disciples-missionnaires »… Ce qui nous manque en bref, c’est la parrhésia de Saint Paul, autrement dit l’humble fierté d’être chrétien, qui donne une confiance en soi, une liberté de parole, une ouverture aux autres et une dynamique missionnaire, toutes fondées sur la foi en Jésus-Christ, Dieu-fait-homme, la Parole de Dieu faite chair, se faisant conversation avec les hommes.

La fécondité dont nous voulons faire preuve est à conjuguer au présent. La foi en Jésus-Christ donne d’en être les DISCIPLES – sans cesse à son école pour recevoir l’Evangile comme une chance, comme la nouvelle bouleversante d’un Dieu qui nous aime et nous donne sa vie – et des MISSIONNAIRES – sans cesse envoyés par lui vers les autres pour leur témoigner en actes mais aussi en paroles de l’amour même dont nous nous savons aimés. En bref, d’être chercheurs de Dieu et pêcheurs d’hommes !

 

* « Chercher Dieu et se laisser trouver par lui : cela n’est pas moins nécessaire aujourd’hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif – comme non scientifique – la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l’humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à l’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable. » Benoît XVI, Discours au Collège des Bernardins, Paris (12/9/2008)

Publié par Raphaël Bui - dans Humain Foi
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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 22:00

Religions pour la PaixVoici la déclaration commune que les signataires ci-dessous, nous publions ce dimanche 13 décembre 2015 :

Après des citoyens ciblés parce que juifs, enfants et adultes, après des soldats et policiers ciblés parce que gardiens de notre sécurité, après des journalistes ciblés pour l’usage de leur liberté d’expression, voici que des barbares aux thèses mortifères s’attaquent sans distinction à notre communauté nationale. Comme les idéologies totalitaires du siècle dernier, une nouvelle barbarie prend pour cibles des innocents.

Hommes et femmes de l’Aveyron, de religions différentes – juifs, chrétiens, catholiques, protestants, musulmans - nous sommes tous atterrés et meurtris par les conflits et la haine qui sévissent dans ce monde et désormais en France, notre patrie, et nous exprimons notre plus profonde compassion aux familles des victimes et aux blessés, qui ensemble voulaient seulement chanter, s’amuser, rire et dîner.

Les crimes contre des innocents sont inadmissibles et ne pourront défaire la fraternité, l’unité et l’indivisibilité de la France. Toutes nos religions condamnent la haine, le meurtre, les actes terroristes, la violence qui humilie les hommes et discrédite la cause de ceux qui l’utilisent, quelle que soit la cause. Conformément à nos valeurs spirituelles et morales, nous rejetons catégoriquement et sans ambigüité le terrorisme extrémiste usurpateur du nom de l’Islam, et toute forme de violence qui sont la négation des valeurs de paix et de fraternité que nous voulons porter ensemble, et nous affirmons que toute vie est sacrée. Nous appelons les hommes et les femmes de bonne volonté à la résistance, à ne jamais abdiquer face au mal, et nous sommes reconnaissants à l’égard de nos services de sécurité, policier et militaire qui œuvrent pour notre protection, en y associant tous les personnels soignants et sauveteurs pour leur courage et leur dévouement.

Des attiseurs de haine comptent entraîner notre pays dans un cycle de violence pour le déstabiliser, pour en fracturer la cohésion sociale. Au-delà de ces heures d’émotion, nous, croyants, nous voulons nous opposer aux fanatiques manipulateurs de conscience, mais aussi à ceux qui voudraient faire de l’islamophobie une politique, aux prêcheurs du choc des civilisations qui imputent globalement à l’Islam ces dérives extrémistes, en pratiquant l’amalgame entre nos concitoyens de culture ou de religion musulmane, et terroristes islamistes. Nous appelons aussi nos compatriotes musulmans de France à consolider leur attachement à la France et aux valeurs de sa devise, à édifier les ponts d’amitié et de fraternité avec leurs concitoyens, à agir pour plus de justice sociale.

Le dialogue, et tout particulièrement celui des religions et des cultures, est plus que jamais vital, comme antidote à toute forme d’extrémismes, religieux ou non-religieux. Nous, représentants cultuels et communautaires, croyants de différentes religions en Aveyron, nous pouvons témoigner d’un long chemin de paix et de fraternité, nous rencontrant régulièrement pour partager en toute amitié, franchise et vérité toutes sortes de sujets, avec nos engagements dans la cité. Pour lutter contre l’extrémisme et les dérives auto-destructrices, il nous faudra cependant revenir sur les causes, les raisons qui ont poussé de jeunes français à commettre de tels crimes, et traiter enfin le problème en profondeur, s’interroger sur un vide de sens que notre société consumériste ne peut étancher par « du pain et des jeux ». Une autocritique, un examen de conscience seront nécessaires à tous, croyants ou non, et la bonne volonté et les discours ne suffiront pas.

Que Dieu nous en donne le courage et protège la France et tous ses enfants : ceux d’ici et ceux d’ailleurs, ceux qui combattent et ceux qui ont peur !

Mimoun BOUJNANE Raphaël BUI Simon MASSBAUM Luc SERRANO
Président de l’Association Cultuelle des Musulmans de Rodez Responsable du Service Diocésain des Relations avec les Musulmans (Eglise Catholique) Délégué du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) en Aveyron Pasteur de l’Eglise Protestante Unie de France (Rodez)
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 00:00

Des prêtres de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées récemment ordonnés - en formation de jeunes prêtres à Puimisson (34) du 22 au 25 novembre 2015 avec les p. Raphaël Bui (12) et François Durand (48) - témoignent de ce que signifie pour eux la miséricorde :

La miséricorde, témoignages de jeunes prêtres par leahparbui12 Site internet : www.im.va

Publié par Raphaël Bui
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 23:09

"Nul être humain n'échappe à la nécessité de concevoir hors de soi un bien vers lequel se tourne la pensée dans un mouvement de désir, de supplication et d'espoir. Par conséquent il y a le choix seulement entre l'adoration du vrai Dieu et l'idolâtrie." (Simone Weil, citée dans "Prier 15 jours avec Simone Weil" de Martin Steffens, Ed. Nouvelle Cité, p. 27)

Même individualiste, consumériste, relativiste... notre société ne parvient pas à déprendre l'homme de ce qui le constitue en son fond : une insatisfaction radicale, une recherche incessante de dépassement, un désir d'absolu, qui s'apparentent à ce que l'Evangile des Béatitudes nomme la "pauvreté de coeur" (Mt 5,3). La tradition chrétienne dit de l'homme qu'il est "Capax Dei", en-creux-de-Dieu, avec le "désir naturel de voir Dieu" (Saint Thomas d'Aquin relu par le card. Henri de Lubac dans ses textes sur le "Surnaturel"), un désir qui le dispose à s'adresser à Dieu avec les mots de Saint Augustin : "Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos, tant qu'il ne demeure en toi". Trouver sa vocation, c'est alors découvrir sa manière personnelle d'aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de toute sa force etc... et d'aimer son prochain comme soi-même. L'accomplissement de toute vie passe nécessairement par une consécration à Dieu et aux autres, par la mise en pratique d'"aimer, c'est tout donner" (Ste Thérèse de Lisieux), par la radicalité de l'amour-de-don qui est tout le contraire du "travailler plus pour gagner plus".

La folie du djihadiste - comme toute folie qui semble exclure du sens commun - est en fait symptomatique du trouble de tous, celui de ne pouvoir/savoir donner sa vie, de ne pas la consacrer à plus grand que soi et de lui préférer son confort. Le djihadiste répond à ce trouble en se croyant appelé par Allah à défendre l'Oumma, ce qui le radicalise dans un héroïsme barbare, où cependant il s'agit davantage d'ôter la vie d'autrui que de donner la sienne, avec aussi la contradiction d'un Absolu incapable de régner sans tueurs. Pour le chrétien, seul le Christ réalise le parfait don de soi, la parfaite consécration de l'amour, et c'est en s'unissant à Lui, en se glissant sacramentellement dans Son sacrifice pascal que le chrétien se retrouve lui aussi donné à Dieu et aux hommes.

 

Autres textes :

- L'article de Samuel Piquet (Causeur, 28 oct. 2015) : Lutter contre le djihadisme, oui mais avec quelles armes ?
- L'article d'Abdennour Bidar (Le Monde, 27 oct. 2015) : L'absence de spirituel est un problème, pas l'Islam
- Un ancien article (ce blog, 3 mars 2015) : Donner sa vie, donner la vie

Publié par Raphaël Bui - dans Foi Sens Pâques
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 23:07

J'étais un étranger et vous m'avez accueilli. (Mt 25,35)

De simples "bons sentiments" n'auraient pas eu la force, la simplicité et le caractère dérangeant tout à la fois de l'appel que le pape François a adressé le 6 septembre dernier à toutes les paroisses et communautés religieuses pour qu'elles accueillent chacune une famille de réfugiés.

Je lance un appel aux pa­roisses, aux com­mu­nautés religieuses, aux monastères et aux sanctuaires de toute l’Europe à ma­nifester l’aspect concret de l’Évangile et accueillir une famille de réfugiés. " Pape François

Les réseaux sociaux et les media ont donné un écho aux débats que cet appel a suscité dans les communautés chrétiennes. Pour certains, leur réserve vis à vis de cet accueil invoque la "vraie charité" de savoir dire non, de ne pas promettre plus que ce que l'on peut donner, mais aussi la peur d'un "grand remplacement", d'une dilution de leur identité (occidentale, française, voire judéo-chrétienne, catholique...). Pour d'autres, qui cherchent à donner une traduction concrète à l'accueil de l'étranger, par-delà le souci immédiat de l'autre et l'exigence du partage de notre superflu à qui manque du nécessaire, c'est aussi la prise de conscience d'un monde qui ne peut plus fonctionner comme avant, de désordres trop longtemps négligés, d'injustices, de misères et de violences extrêmes subies par tant d'êtres humains et qui exige que nous en fassions aussi notre priorité.

"Tout est lié" écrivait le pape François dans sa dernière encyclique, nous invitant à un élargissement du regard, pour que le bien-être consumériste de nos sociétés occidentales ne se paye pas ailleurs en désastre social, écologique, économique ou géopolitique. L'explosion du nombre de réfugiés (53 millions) en est le symptôme, et le migrant qui frappe à notre porte, le révélateur ici de notre responsabilité là-bas.

 

Quelques contributions à la question de l'accueil des migrants

Le pape François (6/9/2015 & 12/9/2015), le cardinal André Vingt-Trois (4/9/2015), les évêques de France (21/6/2015 & 7/9/2015), Pierre Jovanovic (4/9/2015), Erwan Le Morhedec (3/9/2015), Madeleine Bazin de Jessey (2/9/2015), François Huguenin (29/9/2015), et un "blog" très documenté sur la situation des migrants en France.

 

Un retour d’expérience d’un an d’accueil d’une famille de migrants

Suite à la demande de la Pastorale diocésaine des Migrants, une paroisse aveyronnaise décide au printemps 2014 de restaurer sommairement d’anciennes salles de catéchisme en logement paroissial pour héberger une famille déboutée du droit d’asile : deux parents et leurs deux enfants. Avec le concours de bénévoles et des dons divers (meubles, électro-ménager…), cette famille pouvait être accueillie fin juillet 2014. A partir du bilan très positif tiré par les acteurs de cet accueil, de la paroisse et de la municipalité, voici quelques ingrédients de la réussite d’un accueil paroissial d’une famille de migrants, du côté tant des accueillants que des accueillis.

A- Accueillants

A1- Constituer une équipe

Des paroissiens bénévoles prêts à donner un peu de leur temps (et de leur cœur) pour :
- sensibiliser en amont les différentes instances susceptibles d’avoir un avis ; pour la paroisse, consulter le conseil pastoral et le conseil économique avant la décision du curé d’accueillir dans des locaux paroissiaux.
- mettre en contact avec les administrations locales (mairie, CCAS, écoles…), les associations d’aide (Restos du cœur, Secours Catholique…), les employeurs possibles, la population, pour répartir au maximum la charge de l’aide apportée (gratuité de la piscine, mise à disposition d’une parcelle de jardin collectif, bons ou colis alimentaires, aides sociales éventuelles…) en gardant un principe d’équité par rapport aux autres familles en difficulté.
- sociabiliser les accueillis : invitation à fêtes, repas ou pique-niques, ballades, manifestations locales, célébrations, mouvement de jeunes… pour créer d’un réseau de sympathisants en contact régulier avec la famille.
- accompagner dans l’apprentissage de la langue (trouver prof(s) de français bénévoles, lecture) et des codes culturels locaux (conseils sur « ici, ça se fait plutôt comme ça…, ou ça ne se fait pas comme ça… », cours de cuisine…).
- fournir une aide ponctuelle, plutôt en nature : produits du jardin ; dons de meubles, vêtements ou autres ; coup de main pour travaux ; connexion internet ; aide au covoiturage (notamment vers Rodez : préfecture, sécurité sociale…).
- répondre aux critiques de ceux qui contestent cet accueil.
- laisser les démarches administratives pour leur papiers à plus compétents (Secours Catholique, Pastorale des migrants...).

A2- Trouver un logement

- Un logement mis à disposition gratuite pour une durée indéterminée – qui pourrait être de plusieurs mois voire années… - d’un logement viable, meublé sommairement, indépendant, mais sans que toutes les finitions aient été apportées, afin que les accueillis aient leur part (au moins de main d’œuvre) dans des travaux qui valorisent ce logement.
- Les charges, financées par la paroisse ou l’équipe d’accueil, avec une participation de la famille si elle a des ressources (ATA…).

B- Accueillis

B1- S’intégrer

- apprendre le français le plus rapidement possible.
- scolariser les enfants, et les faire participer à tout ce qui est proposé à ceux du même âge (loisirs, sports, mouvements…).
- accepter les propositions de rencontres, de socialisation faites par l’équipe des accueillants, et tout ce qui permet de se familiariser avec la culture locale.
- consentir à une certaine discrétion dans l’expression de leur identité culturelle, religieuse d’origine, en s’interdisant toute forme de communautarisme (rester entre soi).

B2- Donner en retour

- prendre toute initiative pour rendre service : bénévolat, travaux d’utilité générale…
- participer à toute occasion de partage, d’entraide, de soutien… avec les bénévoles qui les accompagnent (Secours Catholique, paroisse…).
- rendre possible à moyen terme (~un an) la collecte de témoignages en leur faveur de la part du plus grand nombre, dans la perspective d’en constituer un dossier en vue de la régularisation de leurs papiers.

B3- Travailler

Pour éviter les écueils et les critiques contradictoires de l’assistanat (« ils sont payés à ne rien faire ») et du travail au noir (« ils nous prennent notre travail »)…
- Puisque la législation leur interdit un travail rémunéré, rechercher toutes formes de participation en travail, dans la ligne de l’Economie Sociale et Solidaire (Système d’Echange Local, troc, bénévolat, échange de compétences… où aucune rémunération n’est due, mais où des dons sont toujours possibles).
- Rechercher les entreprises susceptibles de les employer (possible autorisation préfectorale sur dossier…).
- Veiller autant que possible à ce que les travaux éventuels ne concurrencent pas ceux des entreprises locales (réparations refusées par celles-ci, mise en œuvre de compétences absentes localement, ménages…).
- Participer aux efforts nécessaires à leur accueil : travaux de finition pour le logement mis à leur disposition (peinture, meubles…), jardinage, embellissement des abords.

Publié par Raphaël Bui - dans Humain
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 11:14


Nous dansons (Glorious) par l'aumônerie des... par Raphaël Bui


Chaque année, la fête de l'aumônerie des collèges de Baraqueville est l'occasion d'activités créatrices ou artistiques : clip vidé (lipdub) en 2012 et 2013, fresque en 2013...


En 2014, ce lundi 30 juin, les collégiens ont préparé un spectacle de 20 saynètes rétrospectives sur le XXème siècle qu'ils ont donné à la maison de retraite de Gramond (cf. photos ICI). Les collégiens ont également préparé le "stop-motion" ci-dessus sur les paroles du chant Nous dansons de Glorious. Les parties instrumentales de ce chant sont illustrées par quelques photos de l'année 2013-2014 pour les 6èmes-5èmes, puis les 4èmes-3èmes.

Publié par Raphaël Bui
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 00:41

« Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14,26) nous dit le Christ.

L'Esprit Saint, ce défenseur, au sens d'avocat (paracletos dans le texte grec de l'évangile), ou ce souffleur, au sens de celui qui aide à la récitation d'un texte appris par coeur (paraclita), est le grand enseignant par qui la parole biblique lue, entendue ou méditée, donne au croyant accès au tout du Christ, et par suite à Dieu qui se révèle en lui.

L'étonnant est alors non pas que Dieu se révèle en Jésus-Christ, mais que le Christ se dise dans le langage humain si imprécis, si ambigu ; que l'infini se dise dans le fini ; que quelques mots, pages, livres bibliques... et l'Esprit Saint suffisent pour nous faire rencontrer le Christ ! C'est ce qui motive moines et moniales à donner tous les jours tant de temps à la Lectio Divina, la lecture priante de la Bible... Et nous qui négligeons cette source à notre portée...

Voici alors un petit conseil de lecture : commencez par l'Evangile selon Saint Luc - c'est en le lisant en entier que je suis redevenu chrétien - puis les Actes des Apôtres, et découvrez-y, goûtez-y l'action de l'Esprit Saint !

Publié par Raphaël Bui - dans Foi & baptême Foi
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