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Mardi 18 mars 2008

De nombreux fidèles ont répondu à l'invitation de la paroisse Notre Dame de l'Assomption, ce samedi 8 mars, à redécouvrir le sens biblique du pardon, et à le célébrer par le sacrement de la réconciliation.

Parcours floral Pendant un jour, la Cathédrale de Rodez a été transformée en lieu d’initiation au pardon, avec un splendide parcours floral guidant la méditation des visiteurs, avec des enseignements bibliques toutes les ½ heures sur la miséricorde de Dieu, des vidéos sur le pardon, des temps animés par les groupes de prière de Rodez, des célébrations adaptées à différents âges... Nombreux sont ceux qui ont reçu le sacrement de la réconciliation, donné sans discontinuer de 9h à 18h par plusieurs prêtres qui ont eu la joie d'accueillir certains n’ayant pas fait cette démarche depuis bien des années.
Comme l'an dernier, nous nous sommes réjoui de voir l’espace de la Cathédrale, habité, lumineux, chaleureux, vibrant de multiples rencontres, et trouvant là sa vocation profonde.

Si les uns goûtaient pleinement cette occasion nouvelle d'approfondir l'appel à la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères, d'autres s'interrogeaient : « Pourquoi me confesser ? Je fais tout ce que je peux... Je ne vois vraiment rien à accuser... Je ne sais pas quoi dire... » ou « Je ne vois pas pourquoi j'irai me confesser à quelqu'un d'aussi pécheur que moi ! » ou encore « Parler simplement à quelqu'un de mes problèmes me suffit... Je ne comprends pas pourquoi ce geste du pardon par un prêtre... »   Ces questions récurrentes que se posent bien des chrétiens, nous obligent à approfondir le sens du sacrement de réconciliation. Celui-ci ne donne pas seulement l’occasion d’un examen de conscience lucide, exigeant, à la lumière de l’amour de Dieu qui révèle nos propres manques d’amour. Il donne à celui qui se confesse, de remettre cela au Christ, de se déprendre auprès de Lui de ce fardeau du péché qu’Il est venu porter pour nous. Car Lui seul est capable de faire d’un apport si déficient, la matière première d’une alliance nouvelle, d’une bénédiction. « Bénissez-moi, parce que j’ai péché. » Non pas « bien que », mais « parce que », selon la formule paradoxale qui introduit la confession ! La démarche de la confession au prêtre authentifie alors cette déprise du péché, tout comme le fait d’entendre par son entremise une parole de réconciliation et de miséricorde que l’on ne peut se donner à soi-même. Demander et recevoir le sacrement du pardon, c'est dire notre impuissance à nous convertir par nos seuls efforts ; c'est confesser notre foi en l'amour salvateur du Christ ; c'est enfin entretenir et célébrer cette relation vivante avec le Père que le Christ propose à chacun.

C'est cela que nous a fait redécouvrir cette 2ème édition de la « journée du Pardon » à Rodez.

La précédente a eu lieu le 17 mars 2007.

Un lien pour se préparer au sacrement du pardon.

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire - Par Edith Guillemet
Dimanche 2 mars 2008
Semer... Parce que cela fait 2 mois sans nouveauté sur ce site, et qu'il faut honorer ceux qui le visitent chaque jour (en moyenne 80), voici plusieurs liens vers des documents réalisés il y a quelques jours, semaines, voire années !

- "Passer le relais" (un diaporama de 3,4Mo pour illustrer la transmission de l'Evangile du Christ à nous, en lien avec 12 minutes en 3 extraits du film "Un monde parfait" de Mimi Leder - 2001 - visionnables ici : 1 - 2 - 3) ; pour visionner correctement le diaporama, la police Anke Calligraphic est nécessaire)

- "Charles de Foucauld et Edith Stein" (un diaporama de 700ko avec le texte de 410ko qui l'accompagne)

- "Être libre..." (un diaporama d'1Mo pour la préparation à la confirmation : accueillir l'Esprit Saint rend libre, c'est-à-dire capable de choisir le bien)

- "A propos de l'identité du prêtre" (un texte de 6 pages à partir d'un devoir de séminaire, un peu jargonnant mais pas sans fond)

Pour télécharger ces fichiers : faire un clic droit sur le lien, puis "Enregistrer la cible sous..." (Internet Explorer) ou "Enregistrer la cible du lien sous" (Firefox)
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Par Raphaël Bui
Vendredi 1 février 2008

Voir les commentaires - Ecrire un commentaire - Par Raphaël Bui
Mardi 1 janvier 2008
Harry Potter En réponse à une de mes filleules me demandant si j'ai lu Harry Potter et ce que je pense de l'avis critique du pape sur le phénomène...

Eh oui, j'ai lu HP7 (moins de 2 semaines après sa parution en anglais). Et c'est l'un de mes préférés, tout particulièrement à la fin quand se dévoile - enfin - le personnage de Severus Rogue. C'est bizarre, mais j'ai toujours préféré les tomes impairs (surtout les 1, 3 et 7), plein de rebondissements, de personnages complexes, avec au contraire dans les tomes pairs une action trop lente (t.2), trop linéaire ou prévisible (t.2,4) ou à l'inverse trop obscure (t.6).

Concernant "l'avis du pape", en réalité il s'agit d'un avis qu'il a donné en 2003 alors qu'il "n'était que" cardinal Ratzinger, et qu'il n'impliquait pas toute Eglise, ou du moins pas autant que depuis qu'il est pape. Joseph Ratzinger a de fait critiqué HP à propos de l'usage de la magie ou de l'occultisme qu'on y trouve, dans une lettre de mars 2003 adressée à une allemande, Gabriele Kuby, qui lui avait envoyé le livre qu'elle avait écrit contre le phénomène HP.

Je crois que cet avis - dont l'excès est certainement dû au fait que J.Ratzinger n'a probablement pas lu HP - peut malgré tout être entendu au même titre que ce que l'on doit entendre au sujet des jeux vidéos. La grande majorité de ceux qui les pratiquent font la différence entre le virtuel et le réel. Et s'ils peuvent se passionner pour un jeu, ils n'en préfèrent pas moins revenir au monde réel. Ceci dit, il y a des déséquilibrés qui en deviennent à ce point fan qu'on les appelle - dans le jargon - des "no life", qui s'enferment dans tel ou tel jeu et se déconnectent de la réalité qui leur paraît fade en contrecoup. Pire, il y en a qui rêvent de mettre en oeuvre dans la réalité ce qui n'est en fait qu'artifice en vue d'une "distraction" (conduire des bolides, tirer sur des gens...). Pour ces déséquilibrés, une critique peut être utile.

En ce qui concerne Harry Potter, la magie n'est ici qu'un moyen littéraire, un décor, et l'immense majorité des lecteurs distingue bien cela de la réalité. Mais une critique est d'autant plus nécessaire que la pratique de la magie (noire) existe, avec des rites proches de ce que l'on trouve à la fin du tome 4, avec des intentions identiques à celle des Mangemorts : volonté de puissance, recherche du mal pour le mal, lien avec la mort, satanisme... Ce n'est pas qu'une fiction ! J'avoue que cette fin du tome 4 m'a dérangé, ainsi que la fin du tome 6 - toujours des tomes pairs !

Hormis cela, l'intrigue des HP m'a plu, mais en tant que distraction, en tant qu'énigme à résoudre avec des indices bien parsemés. La série des HP n'a cependant pas la profondeur symbolique, psychologique et spirituelle du "Seigneur des Anneaux", du "Lord of the Rings" qu'il faut lire si possible en anglais - et pas seulement voir en DVD même si ceux-ci sont particulièrement fidèles, parce que non seulement c'est un chef d'oeuvre de littérature, mais surtout parce que cela fait grandir ses lecteurs. On y admire l'héroïsme, la grandeur, la beauté, la bonté possibles, au coeur de vies ordinaires, celles d'hommes, de hobbits... sans autres pouvoirs que celui de donner leur vie. A ceux-là, nous pouvons nous identifier. The Lord of the Rings Le Seigneur des Anneaux était l'un des livres de chevet du plus grand intellectuel catholique du XXème siècle, le théologien suisse allemand Hans Urs von Balthasar.

Il faut bien que cette vie humaine, cette vie ordinaire de "sang-de-bourbe" ait bien de la valeur pour que Dieu ait choisi de la vivre, en choisissant de n'être connu pendant 30 ans que comme le fils de Joseph le charpentier. Que l'Enfant de la Crèche te garde dans l'émerveillement devant la vraie magie de cette vie-là : il nous est possible d'y devenir enfants de Dieu !
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire - Par Raphaël Bui
Lundi 24 décembre 2007

l'Enfant-Dieu à la crèche Nous sommes à quelques heures de fêter la venue de l’Emmanuel, de nous émerveiller du Dieu tout puissant qui se révèle si humblement à la crèche, de laisser l’Enfant-Dieu rénover « le vieil homme » que nous sommes. Combien ce renouveau nous est nécessaire ! Aussi je vous adresse les vœux souhaités à la bénédiction finale des dimanches de l’Avent : « une foi ferme, une espérance joyeuse, une charité constante ».

Ces trois vertus nous sont promises, et il nous est déjà donné d’en goûter les fruits. Mais si elles semblent parfois ne pas aller de soi pour le monde (…et pour nous), que la célébration de la naissance de Jésus nous fasse accueillir leur étrangeté comme le signe prometteur d’un christianisme encore à ses balbutiements, pour le monde… et pour nous.

Joyeux Noël et tous mes vœux pour 2008 !

Voir les commentaires - Ecrire un commentaire - Par Raphaël Bui
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