Vendredi 21 octobre 2005
Christ aux mille visagesCher filleul,

En fêtant joyeusement ton anniversaire, en mesurant ainsi ce qui en toi grandis chaque jour en taille, en force, en personnalité, en connaissances, en talents, je te souhaite surtout de grandir et de te fortifier en sagesse et dans la grâce du beau prénom que tu portes. (Lc 2,40) Qu'avec toute l'affection dont tu es entouré, avec tout ce que tu reçois de tes parents, de ceux qui t'entourent, tu apprennes...

- que la vie est bien un cadeau, que personne ne se donne à soi-même ;
- que tout ce qui est pour toi moyen de vivre, tout ce qui existe autour de toi, tous les êtres, toute la Création, provient d'un don premier, dont ni les travaux ni les efforts qui ont conduit à ce que tu en jouisses ou les possèdes, ne retirent leur caractère de don inouï, gratuit, immérité ;
- que ce don-là est offert solidairement à tous les hommes, et que rien ne justifie que certains en soient totalement privés ;
- que ce sera ton honneur et ta joie d'employer talents et énergie à répondre à ce don premier, à le transmettre le plus largement ;
- que l'amour que tu reçois en famille t'initie à cela dès à présent ;
- qu'avant de le rejoindre pour toujours, Dieu qui est à l'origine de tout don, t'appelle au sein de la famille des hommes au don de toi-même et au service des autres ;
- qu'il n'y a pas d'autres chemins pour être heureux ;
- que Jésus-Christ est ce chemin.

bien cordialement,
ton parrain
par Bui publié dans : Foi
Vendredi 7 octobre 2005

La Vierge à l'EnfantLourdes !

Nous voici donc arrivés ! Comme ces millions de pèlerins qui viennent poser leur sac ici, chaque année. Comme eux, nous sommes venus à Lourdes avec tout ce que nous sommes, avec ce qui fait notre grandeur et notre fragilité, avec nos désirs et nos projets, nos épreuves et nos espoirs… Mais aussi avec notre foi !
Et comme ces pèlerins, nous sommes à Lourdes pour vérifier encore que nous sommes ici chez nous, comme rassemblés en une même famille. Nous sommes ici pour connaître à neuf l’humble fierté d’être chrétien, le bonheur simple de croire et d’être aimé de Dieu ; pour repartir d’ici, transformé, apaisé, réconcilié, grandi car rempli de la présence du Seigneur…

« COMMENT CELA PEUT-IL SE FAIRE ? »

Comment cela peut-il se faire, ici, à Lourdes ? Est-ce dû au contact de cette matière, de ces éléments tout simples de la Création : l’eau, la pierre, la lumière, qui nous rappellent ce dont nous sommes faits, d’eau, de terre, d’énergie… ?
Non… ce n’est pas ça, Lourdes. Même si c’est aussi élémentaire que ça. Car c’est élémentaire : venir à Lourdes, c’est vivre des retrouvailles. C’est être comme des enfants qui retrouvent leur mère. Notre Mère. Notre Dame, à qui Jésus dit en parlant de chacun de nous : « Femme, voici ton fils », et qui dit à chacun : « Voici ta mère ».

« QU’IL ME SOIT FAIT SELON TA PAROLE. » pourrions-nous lui répondre à notre tour !

Nous voici donc ici, avec Marie, comme avec notre Mère. Avant d’être un lieu, Lourdes, c’est d’abord elle, Marie qui nous accueille comme ses enfants. Et qui par la grâce de son Fils, nous relève, nous remet en marche. Auprès de Marie, être faible ou petit, triste ou malade n’est pas une gêne. Les malades qui viennent ici à Lourdes ne s’y trompent pas. Parce que pour Marie, Dieu n’est qu’amour. Parce qu’avec elle, en suivant son chemin, chacun peut se découvrir aimé de Dieu.

« SON AMOUR S’ETEND D’AGE EN AGE SUR CEUX QUI LE CRAIGNENT. IL ELEVE LES HUMBLES. »

Notre-Dame de ParisDe tous ceux qui ont vécu sur cette terre, personne d’autre que Marie, sinon Jésus son fils, n’a reçu plus d’honneur, plus d’hommages, de témoignages d’affection et de respect. Immenses sont les talents, l’art, l’ingéniosité déployés pour dire la grandeur de Marie.

« LE PUISSANT FIT POUR MOI DES MERVEILLES.»

Et pourtant, avant d’être Reine, avant d’être élevée dans son Assomption, Marie est d’abord mère. Elle n’est d’abord que cela. Mère des hommes, mère de chacun d’entre nous, car mère de Jésus, mère de Dieu-fait-homme, mère du Fils de l’homme. Avant d’être la plus grande, Marie est la plus humblement maternelle.

« JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR. »

Vierge à l'Enfant (Georges de la Tour)Avant d’être la plus grande, Marie est la plus humble, la plus attentive, la plus obéissante à la volonté de Dieu. Avant de parler, Marie est celle qui est la plus à l’écoute de la Parole de Dieu.

« FAITES TOUT CE QU’IL VOUS DIRA »

Même dans l’épreuve, même lorsqu’elle ne comprend plus :
Lorsque son fils Jésus la quitte à douze ans pour être aux affaires de son Père du ciel. Lorsqu’il lui dit aux noces de Cana : « Femme, mon heure n’est pas encore venue. » Lorsqu’il la laisse en mourant sur la Croix, pour réconcilier le ciel et la terre.
Marie est alors celle qui garde confiance, qui médite dans son cœur tous les événements, même les plus obscurs, qui présente au Seigneur avec foi, nos manques, nos angoisses, nos inquiétudes.

« ILS N’ONT PLUS DE VIN. »

Vierge couronnée à LourdesEt c’est cela qui fait d’elle la plus grande.

« MON AME EXALTE LE SEIGNEUR, EXULTE MON ESPRIT EN DIEU, MON SAUVEUR !
IL S’EST PENCHE SUR SON HUMBLE SERVANTE ; DESORMAIS TOUS LES AGES ME DIRONT BIENHEUREUSE. »

Serait-ce là le secret de Marie ?

Nous qui cherchons le chemin de la vie, pour grandir, pour aimer, pour devenir pleinement nous-mêmes, et déployer toutes les richesses, tous les talents qui sont en nous, mais aussi pour surmonter les épreuves de la vie… Si nous prenions le chemin de Marie, quel raccourci ce serait !

 

Ecorce de boisLe chemin de l’humilité, pour que d’un rien, nous puissions rendre grâce ; et de tout, nous réjouir.

 

 

ConfianceLe chemin de la confiance; de la confiance en Dieu qui croit davantage en nous que nous croyons en nous-mêmes.

 

 

BibleLe chemin de l’écoute attentive de la Parole de Dieu, en laquelle Dieu nous déclare son amour ; mais aussi par laquelle Dieu nous montre la manière la plus juste de l’aimer et de nous aimer les uns les autres.

 

 

EucharistieLe chemin de l’Eucharistie, par laquelle Dieu vient prendre corps en nous, et l’Esprit Saint vient descendre en nous, comme Jésus a pris chair en Marie.

 

 

Prière et partageLe chemin de la prière et du partage, où nous devenons toujours plus fils et filles de Dieu, et frères en Jésus-Christ.

 

 

Le chemin de l’Eglise, solidaires dans la famille des enfants de Dieu, qui reconnaît en Marie son modèle, la première en chemin.

 

 

Marie, mère de l'EgliseMagnifie, ô mon âme, la Mère de Dieu,
Plus vénérable et glorieuse que tous les anges dans le ciel !

MON AME EXALTE LE SEIGNEUR, EXULTE MON ESPRIT EN DIEU, MON SAUVEUR !
IL S’EST PENCHE SUR SON HUMBLE SERVANTE ; DESORMAIS TOUS LES AGES ME DIRONT BIENHEUREUSE.
LE PUISSANT FIT POUR MOI DES MERVEILLES ; SAINT EST SON NOM !
SON AMOUR S’ETEND D’AGE EN AGE SUR CEUX QUI LE CRAIGNENT.
DEPLOYANT LA FORCE DE SON BRAS, IL DISPERSE LES SUPERBES.
IL RENVERSE LES PUISSANTS DE LEURS TRONES, IL ELEVE LES HUMBLES.
IL COMBLE DE BIENS LES AFFAMES, RENVOIE LES RICHES LES MAINS VIDES.
IL RELEVE ISRAËL, SON SERVITEUR, IL SE SOUVIENT DE SON AMOUR,
DE LA PROMESSE FAITE A NOS PERES, EN FAVEUR D’ABRAHAM ET DE SA RACE A JAMAIS.
GLOIRE AU PERE, AU FILS, AU SAINT ESPRIT, POUR LES SIECLES DES SIECLES !

 

 

L'original de ce diaporama fait 12 Mo (haut débit obligatoire pour le télécharger) sur PowerPoint, et a été composé pour le pélerinage à Lourdes du collège Saint Joseph-Ste Geneviève de Rodez, juste après la fête de Notre-Dame du Rosaire. Hormis les photos de la cathédrale de Rodez prises par le p.Amédée Besset, je reconnais avoir obtenu la plupart des photos d'internet, notamment du site de Lourdes et d'un excellent site américain de concours-photos : évidemment, si un photographe me signalait son opposition à la publication d'une de ses photos, je l'effacerais. L'album de ces photos ce trouve ci-contre, à gauche : "Magnificat à Lourdes"

par Bui publié dans : Foi
Lundi 19 septembre 2005
L'avenir, c'est l'autre

Xavier Lacroix, L’avenir, c’est l’autre, Cerf 2004, 238 p. 21 €

Quelle famille pour demain ? Qu’est-ce qu’être père ? Quelle éducation sexuelle donner ? Pourquoi se marier ? Existe-t-il un modèle chrétien ? Sur ces questions actuelles, le livre de Xavier Lacroix, époux, père de famille, philosophe, théologien, rassemble dix de ses conférences sur le couple, la famille, le corps, la différence… Nous avons eu la chance d'en suivre une à Rodez le 9 mai 2005, sur le thème : "L'amour suffit-il pour fonder une famille ?". En offrant une réflexion profonde et urgente, ce livre ouvre des chemins de bon sens, à la fois accessibles à tous et inspirés par la foi en ce Dieu à l'image duquel homme et femme sont créés : (futurs) époux et parents y liront l’intelligence d’un bonheur que dénie une culture ambiante de la confusion et du non engagement.

Pour aller plus loin, on trouvera sur le site "libertepolitique.com" l' intervention de Xavier Lacroix à propos des différentes formes d'organisation du couple (le 12 octobre 2005 auprès de la mission parlementaire sur la famille et les droits de l'enfant).

Vendredi 16 septembre 2005
Dieu est entré à l'hôpital (lien vers le site web d'Annie Bras) Annie Bras, Dieu est entré à l’hôpital, Témoignage d’une femme aumônier
Thélès 2005, 156 p. 16 €
 
« Dieu est entré à l’hôpital. » Y entre-t-il à travers cette originalité de notre laïcité française qu'est la présence de l’aumônerie catholique au sein de l'hôpital ? ou tout simplement à travers la présence du Christ souffrant en chaque personne souffrante ? Fierté du témoin ou humilité du serviteur ?
 
L’ambiguïté du titre est en fait significative de la visée ce livre-témoignage : rendre compte de l'expérience d’une transcendance qui se donne dans la relation aux malades, dans le contact avec leurs familles, dans la vie quotidienne aux côtés du personnel soignant d’un des grands hôpitaux de Toulouse, le CHU de la Grave. Expérience spirituelle profonde, où Dieu est en effet présent de part et d’autre de ce contact, au coeur de ces relations. Le livre d’Annie Bras tire sa substance du récit de ces rencontres : avec les malades atteints d’un cancer ou du Sida ou d’une affection plus bénigne, avec les familles confrontées au décès de leur enfant nouveau-né , avec des femmes – souvent seules – face à la perspective d’une interruption de grossesse, avec les personnes âgées en service gériatrique, avec ceux qui restent, et avec ceux qui repartent de ce lieu de vie, de travail, de deuil et d’espérance qu’est l’hôpital. Avec le personnel soignant également, auquel l'auteur, « femme, mère de famille, laïque… » a appartenu pendant plus de vingt-cinq ans à Rodez avant d’être nommée aumônier d’hôpital de 1998 à 2003 par Mgr Marcus.
 
C’est en s’effaçant derrière toutes ces personnes rencontrées à l’hôpital de la Grave, qu’Annie Bras exprime le mieux le rôle qui a été le sien à leur côté, avec une équipe de bénévoles très unis : dans ces pages, elle redonne la parole à quelques uns de ceux qu’elle a accompagnés ; elle réitère ce service qui a été l’essentiel du ministère confié par l’évêque de Toulouse, à elle et à l’équipe de l’aumônerie : écouter, et par cette écoute laisser advenir une parole humaine d’une exceptionnelle densité, dense de cette perception aiguë de la finitude de l’homme et de sa grandeur, que la souffrance et la proximité de la mort peuvent donner. Prendre le temps de l’écoute et d’une mémoire aimante de cette parole. Mais aussi oser une autre parole, adossée à cette Parole de vie qu’est l’Evangile, où l’on ne peut tricher devant celui qui est confronté aux enjeux les plus fondamentaux de son existence, où c’est le plus haut service de l’homme que de lui donner le Christ le rejoignant à l’extrême de sa finitude et de sa dignité.
 
C’est le cas lorsqu’il s’agit de célébrer des obsèques chrétiennes, et le livre rend compte de quelques unes des nombreuses célébrations qu’Annie Bras a présidées comme laïque à la chapelle de l’hôpital. Là se dit toute une pédagogie de la foi à travers le soin liturgique et le tact de la préparation, qui peuvent inspirer les équipe de laïcs en formation dans les diocèses pour l'accompagnement des obsèques. Le livre ne fait que survoler ce qu’un tel service suppose de travail, de fidélité, de présence, de logistique aussi. Les chapitres sur les obsèques ou celui sur « une journée à l’aumônerie » l’évoquent, mais en donnant presque une valeur monastique, comme allant de soi, à la régularité de ces visites aux malades, au vaguemestre, au Point Santé, et même au restaurant de l’institut du cancer Claudius Regaud, sans oublier l’ouverture et l’entretien de cette chapelle du Dôme sans laquelle Toulouse ne serait plus Toulouse.
 
Comme dans d’autres livres-récits d’accompagnement, on ressort de ce livre émerveillé par cet accroissement d’humanité que l’épreuve permet parfois, et qu’un accompagnement rend manifeste à ceux-là même qui vivent cette épreuve dans la nuit.
 

Kézako ?

TEXtes et images de la part d'un prêtre, faisant partie de ceux qui vonT A LA messe...

Diaporamas

Liens

Thèmes

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus