Vendredi 20 mai 2005

Pas sur le sableJ’ai fait un rêve. Je cheminais sur la plage, côte à côte avec le Seigneur. Nos pas se dessinaient sur le sable, laissant une double empreinte, la mienne et celle du Seigneur. L’idée me vint – c’était en songe – que chacun de nos pas représentait un jour de ma vie.

 

Je me suis arrêté pour regarder en arrière. J’ai vu toutes ces traces qui se perdaient au loin. Mais je remarquai qu’en certains endroits, au lieu de deux empreintes, il n’y en avait plus qu’une. J’ai revu le film de ma vie. Ô surprise ! Les lieux à l’empreinte unique correspondaient aux jours les plus sombres de mon existence.

 

Jours d’angoisse ou de mauvais vouloir ; jours d’égoïsme ou de mauvaise humeur ; jours d’épreuve et de doute ; jours intenables et jours où moi aussi, j’avais été intenable. Alors me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches : « Tu nous as pourtant promis d’être avec nous tous les jours ! Pourquoi n’as-tu pas tenu ta promesse ? Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments de ma vie ? Aux jours où j’avais besoin de ta présence ?

 

 

 

Mais le Seigneur m’a répondu : « Mon ami, les jours où tu ne vois qu’une trace de pas sur le sable, ce sont les jours où je t’ai porté. »

d'après Ademar de Borros (Brésil)

Jeudi 19 mai 2005

Tous ceux qui étudient ont fait l’expérience suivante, à l’occasion d’un examen, d'un contrôle, d'une épreuve ou d’une situation où ils ont dû mobiliser leurs connaissances : se retrouver bloqué par un trou de mémoire apparemment irrésistible, et s’exclamer en se tapant le front de la main : « en fait, je le savais ! » après une simple indication (d’un camarade ou d’un coup d’œil sur son cours).

Cette expérience banale révèle :

*  que les informations qu’on croit avoir "oubliées" sont en fait bien présentes dans notre mémoire ;

*  qu’elles étaient simplement indisponibles au moment de l'examen ;

*  qu’elles se confondent avec ce que nous croyons être "sorti de la mémoire" ;

*  que sauf certains cas (connaissances "par cœur", poésie, listes, morceau de musique...) le travail de remémoration s’apparente plus à un jeu de piste, à une recherche tout azimut qu’à une récitation ordonnée ; et cette recherche que fait la mémoire la conditionne à réagir avec vivacité dès qu’un "indice", même insignifiant, un mot, un titre, une image, un souvenir indirect, une anecdote lui est donné : « mais oui, c’est bien ça ! ».

*  qu’un tel "indice" peut suffire à nous rappeler des pans entiers de connaissance.

 

En conséquence, des trois opérations mentales que sont (1) "savoir", (2) "savoir-ce-que-l’on-sait", (3) "le-faire-savoir", ce sont surtout les deux dernières qui posent problème. Ce sont elles qu'il faut donc exercer pendant les révisions. Comment faire savoir ce que je sais, c’est à dire, comment me remémorer ce qui est déjà dans ma mémoire ? Comment distinguer dans cette mémoire ce que je sais de ce que je ne sais pas/plus ?

L’opération (1) relève du travail d’apprentissage ou d’enregistrement qui est souvent bien réalisé par la simple écoute attentive en cours - voir article sur le sujet. Ne minimisons pas la capacité d’enregistrement de notre mémoire, celle-ci est meilleure que l'on croit. C’est plutôt sa capacité de restitution qui est en défaut et qu’il s’agit d’exercer par le travail de révision. Mais ce travail de révision ne consiste donc pas à réenregistrer, à réapprendre ce que l’on a déjà appris, en relisant ses notes, en en faisant un résumé, ou en les mettant en fiches... ce que font pourtant la majorité des étudiants. Il consiste au contraire à exercer sa mémoire à la restitution.

D’où la technique suivante de révision à pratiquer chez soi, mais calquée sur le comportement d’un tricheur à l’examen qui fouille d’abord au maximum dans sa mémoire avant d’ouvrir et de refermer ses notes de cours en un clin d’œil pour ne pas être remarqué : son effort de remémoration préalable, même vain, le dispose à n’avoir besoin que de quelques indices, d’un mot, pour être éclairé. Cette technique vise à identifier les limites de ce que l’on sait (et de ce que l’on ne sait pas), cela, avant toute relecture du cours, même si on ne s’y est pas replongé depuis des mois :

 

*  me fixer un temps limité (5’ à 10’) et me munir d’une petite feuille (A5) et d’un stylo noir ;

*  exploration : exlorer mentalement et le plus vite possible ce que je sais, en ne notant sur la feuille que les "indices" qui m’ont permis d’avancer dans cette recherche (un titre, un mot, un détail etc...), en allant jusqu’au bout du temps fixé, même et surtout si j’ai l’impression de sécher ; le but n’est pas de tout réciter, ni de tout noter mais d’éprouver les limites de ma connaissance, de circonscrire la frontière de mon inconnaissance : aller vite sur ce que je sais que je sais (« je sais que je connais bien toute cette partie... » et peu d’indices suffisent  pour la dévoiler) pour fouiller davantage ce qui paraît flou ; fonctionner à la manière d’un développement Polaroïd, en détaillant progressivement ;

*  relecture : ensuite seulement, relire rapidement son cours ; passer rapidement sur les parties sues (lecture en diagonale, juste pour vérifier, ce qui est gratifiant, car cela me rassure sur ma capacité d’enregistrement : « effectivement, je le sais ») ; être plus attentif aux parties oubliées, aux surprises du type « en fait, je le savais ! » ; noter les indices correspondants au stylo bleu sur la même feuille ;

*  arrêter pour la journée ;

*  quelques jours après, refaire l’opération (exploration suivie de relecture), en notant les nouveaux indices sur d’éventuels oublis sur la même feuille, au stylo rouge ;

*  conserver la feuille : elle dresse la géographie de ma mémoire ; elle a désormais plus de valeur que le cours ou le poly  qui mélangent indistinctement les parties que je sais, celles que je sais et que je sais retrouver, et celles pour lesquelles il m'a fallu des indices pour les retrouver.

*  quelques jours avant l’examen, refaire une exploration ; inutile de reprendre mon cours car relire la feuille suffit : les notes en bleu et rouge avec leurs indices, suffisent à me rappeler les oublis.

 

L’avantage de cette méthode est d’éveiller la curiosité pour la relecture : parce qu’on saute les parties dont on a vérifié qu’on les sait, cette relecture n’est plus un réapprentissage ennuyeux de choses déjà connues, et ennuyeux pour cette raison ; mais elle met en place des indices pour faciliter la remémoration de ce qui a été oublié. Il faut accepter de "perdre" quelques minutes avec cette "exploration" pure - sans révision préalable - mais celles-ci sont largement regagnées par la rapidité de la relecture qui suit, et la qualité de la remémoration. Evidemment cette méthode ne permet pas de faire l’économie d’une écoute attentive du cours, de s’y intéresser !

 

 

Jeudi 19 mai 2005

RencontreOh ! Seigneur,

Quand je suis affamé, donne-moi quelqu'un qui ait besoin de nourriture;

Quand j'ai soif, quelqu'un qui ait besoin d'eau;

Quand j'ai froid, envoie-moi quelqu'un à réchauffer;

Quand je suis blessé, donne-moi quelqu'un à consoler;

Quand ma croix devient lourde, donne-moi la croix d'un autre à partager;

Quand je suis pauvre, conduis-moi à un nécessiteux;

Quand je n'ai pas le temps, donne-moi quelqu'un que je puisse aider un instant;

Quand je suis humilié, donne-moi quelqu'un dont faire l'éloge;

Quand je suis découragé, envoie-moi quelqu'un à encourager;

Quand j'ai besoin de la compréhension des autres, donne-moi quelqu'un qui ait besoin de la mienne;

Quand j'ai besoin qu'on prenne soin de moi, envoie-moi quelqu'un dont prendre soin;

Quand je ne pense qu'à moi, tourne mes pensées vers autrui.

Prière des coopérateurs japonais de Mère Teresa

Mercredi 18 mai 2005

Evangéliser

Eloi Leclerc, Sagesse d’un pauvre, DDB, 1991 p.138

Jésus et ses apôtresLe Seigneur nous a envoyés évangéliser les hommes. Mais as-tu déjà réfléchi à ce que c’est qu’évangéliser les hommes ? Evangéliser un homme, vois-tu, c’est lui dire : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu’il sente et découvre qu’il y a en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu’il pensait, et qu’il s’éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C’est cela, lui annoncer la Bonne Nouvelle. Tu ne peux le faire qu’en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d’estime profondes. Il nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense champ de lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et d’atrocités leur cachent le visage de Dieu. Il ne faut surtout pas qu’en allant vers eux nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs. Nous devons être au milieu d’eux les témoins pacifiés du Tout-Puissant, des hommes sans convoitises et sans mépris, capables de devenir réellement leurs amis. C’est notre amitié qu’ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu’ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ.

 

 

Kézako ?

TEXtes et images de la part d'un prêtre, faisant partie de ceux qui vonT A LA messe...

Diaporamas

Liens

Thèmes

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus