Mardi 17 mai 2005

Neuf portes de la sainteté

(Test inspiré de You ! magazine chrétien, n°14, 2ème trimestre 2001)

 

Attention : un test est toujours dangereux, si on accorde trop d’importance au résultat : on peut changer ! Alors prends celui-ci pour ce qu’il vaut : une petite aide sur ton chemin, pour mieux te connaître… et te réjouir de savoir qu’il y a eu des saints qui ont eu un caractère proche du tien…

 

Dans chaque série, entoure les 2 ou 3 propositions qui te correspondent le mieux :

 

D) Je prends le risque de prendre la parole lors des discussions à plusieurs.

G) Je ne supporte pas de voir les autres souffrir.

A) Je trouve du pour et du contre dans chaque opinion.

F) Je suis très honnête. Je ne me souviens pas d’avoir triché dans ma vie.

E) Je crois que, quoi qu’il m’arrive, je m’en sortirai.

C) Je suis toujours pressé.

B) Je me sens responsable de la bonne entente de ma famille, de mon groupe.

I) Je préfère souvent mes rêves à la réalité qui est trop dure.

H) Je n’aime pas être au centre d’un groupe. Je préfère observer.

 

B) J’ai peur de beaucoup de choses.

D) Je suis autoritaire mais je ne supporte pas l’autorité.

C) Dans un groupe, j’ai besoin d’être remarqué pour mes qualités.

A) J’ai horreur de me trouver en compétition avec les autres.

F) Je travaille avec méthode.

I) J’ai toujours pensé qu’on ne me comprenait pas vraiment.

E) Je m’émerveille facilement.

G) Ma vie serait plus facile sans la jalousie.

H) Je peux blesser les autres sans faire exprès.

 

A) J’ai besoin d’harmonie, que ça baigne.

C) Quand je rate quelque chose, j’ai tendance à le cacher.

F) J’aime l’ordre et la discipline.

G) Je ne supporte pas la violence à la télévision, je préfère les films sentimentaux.

B) Je finis toujours par saboter ce que je pourrai facilement réussir.

H) J’aime la réflexion abstraite.

E) J’aime la vie et ses plaisirs.

I) Les critiques me vexent.

D) Je me sens appelé à protéger la veuve et l’orphelin.

 

G) Amour avec un grand A est le maître-mot de ma vie.

B) Je porte les soucis et les souffrances des autres.

C) Je ne trouve pas de temps pour prier ou réfléchir car je suis trop occupé.

H) Dans l’action, je me contrôle toujours. J’agis avec calme.

D) Parfois j’aime le conflit pour le conflit.

E) Je fais tout pour ne pas m’ennuyer.

I) Je fais parfois un drame pour peu de choses.

A) Ce que je préfère ? Ne rien faire.

F) La morale est une valeur importante pour moi.

 

E) Je ne supporte pas que l’on me fasse la morale.

D) J’aime la franchise, le ton direct, les relations musclées.

F) Ma chambre est toujours bien rangée.

C) Je me sens jeune et dynamique.

A) On dit de moi que je suis gentil et bon.

G) Je n’aime pas sentir que ceux que j’aime n’aient pas besoin de moi.

H) J’aime la solitude, la méditation.

B) J’ai toujours tendance à me justifier.

I) Il m’arrive de m’habiller de manière bizarre.

 

C) Je suis satisfait de ce que je fais et par l’image que je donne de moi.

F) L’humour est parfois un manque de respect.

A) Je suis plutôt du genre têtu.

B) J’ai des problèmes avec la nourriture.

G) J’aime qu’on ait besoin de moi.

I) J’ai beaucoup d’imagination.

D) Je ne supporte pas la faiblesse chez moi et chez les autres.

H) J’aime comprendre avant d’agir, même si je n’agis pas souvent.

E) J’aime aider les autres à condition que cela ne m’engage pas à long terme.

 

C) j’aimerais être le meilleur dans ce que j’entreprends.

F) Je me culpabilise de me détendre ou de m’adonner à des activités futiles.

I) J’ai tendance à tout voir en noir.

E) Je ris de tout.

H) Je suis économe, parfois avare.

D) Je suis un bosseur. Je suis tenté de croire que les autres sont des paresseux.

B) Quand je rentre dans un magasin, il arrive très souvent que je ne me décide pas à acheter ce que je désirais.

A) Je n’aime pas les difficultés et tout ce qui demande un effort en général.

G) Je suis d’accord pour dire qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.

 

D) Quand je ne suis pas occupé, j’ai tendance à déprimer.

A) Je préfère dire que je suis d’accord avec quelqu’un plutôt que de me disputer.

F) Je fais souvent la leçon aux autres.

H) Si j’en avais les moyens, je passerais bien ma vie à étudier.

C) J’aime les compliments sur ma famille ou mon travail.

G) Je me fais du souci pour le bien-être de mes proches.

B) J’ai tendance, soit à remettre au lendemain, soit à foncer tête baissée.

I) J’ai un tempérament d’artiste.

E) Je n’aime pas ce qui est répétitif.

 

G) Je supporte difficilement la solitude.

B) Je doute beaucoup de moi.

A) Je ne me connais pas d’ennemi, je suis facile à vivre.

C) Je suis envieux de la réussite des autres.

F) Je cherche la perfection en moi et dans les autres.

I) Je me sens très vulnérable sur le plan émotionnel. Je suis hypersensible.

E) Je lis plusieurs livres à la fois.

H) J’aime qu’on respecte mon intimité, je déteste les gens collants.

D) Je suis un dur au cœur tendre.

 

F) J’ai très souvent raison.

E) Je tiens à ma liberté et à mon indépendance.

G) Penser que quelqu’un ne m’aime pas m’est insupportable.

H) Je suis timide et réservé.

C) J’ai plutôt confiance en moi.

A) Je suis le confident de beaucoup de monde.

B) Je suis fidèle en amitié comme dans le travail.

I) Je suis un intuitif.

D) Je suis indépendant et combatif.

 

 

C’est fini ! Maintenant, tu comptes les lettres entourées, et tu cherches quels sont tes deux ou trois meilleurs scores.

 

A :

D :

G :

B :

E :

H :

C :

F :

 

Pour la réponse, cliquer ICI.

Lundi 16 mai 2005

Une première approche

Invoquer l'unité biologique de l'espèce humaine est un point de départ "naturel" pour parler de nature humaine en tant que totalité ordonnée, une et distincte des autres espèces vivantes. Pour cela, il n'est pas besoin d'un ancêtre originel pour fonder l'unité de l'espèce humaine : même si les théories génétiques de la paléontologie s'orientent vers l'hypothèse d'un ancêtre unique, il suffit de ne remonter que de deux siècles pour que par alliance, ascendance ou descendance, les arbres généalogiques de tous les hommes soient reliés latéralement en une seule famille humaine ; confirmation d'une heureuse nouvelle : nous sommes tous frères ! Même si certains philosophes du XVIIIème siècle poussés par l'intérêt ambiant pour la biologie et la recherche de croisements et de races hybrides, ont pu se livrer à certaines outrances - ainsi d'un Locke affirmant que l'homme et le singe peuvent procréer ensemble, ou Fabricius, que les noirs résultent de l'accouplement d'un homme blanc et d'une guenon - en réalité, l'autarcie de reproduction de l'espèce humaine est bien un fait : la biologie des hommes leur est bien spécifique ; elle les distingue des autres êtres vivants et elle les caractérise, même si cette caractérisation n’est pas exhaustive. Ainsi, on ne peut suivre complètement Malson lorsqu'il écrit que "le système de besoins et de fonctions biologiques, légué par le génotype à la naissance, apparente l'homme à tout être animé sans le caractériser, sans le désigner comme membre de "l'espèce humaine"."[1] L'unité biologique est au contraire un caractère originel et universel qui permet de poser l'existence d'un ordre distinctif concernant tous les hommes et rien qu'eux, et partant, d'une nature humaine.

 

Cependant cette dernière ne peut s'y confondre sous peine de réduire l'homme à son animalité, avec le risque de déboucher sur des doctrines racistes comme celle de Gobineau rejetant les mélanges inter-raciaux en affirmant la stérilité des hybrides (1853), ou de projets d'eugénisme ou de manipulation de l'espèce humaine pensés à la même époque et mis en oeuvre au XXème siècle aussi bien dans les camps nazis que sur les foetus humains aujourd'hui [2].

 

Penser la nature humaine, ce n'est donc pas seulement identifier quelques caractères propres des hommes dont ceux de la biologie feraient partie, mais tout ce qu'il y a de spécifiquement humain dans l'homme, ce qui lui en est le principe. Le flou de la notion exige alors une analyse de la notion de nature, en examinant d'abord ce qu'elle est en tant qu'objet de connaissance, c'est à dire le lien qu'il y a entre elle et la réalité qu'elle prétend viser.

<< 1        3 >>

[1] Les enfants sauvages, Lucien MALSON.

[2] On trouve décrit dans Pour en finir avec l'antisémitisme, Jakez CHILOU, Monique-Lise COHEN, 1995, p. 35-40, le lien entre les premières tentatives de manipulation de la vie au XVIIIème siècle, les doctrines racistes du XIXème siècle et les pratiques nazies.

 

 

Dimanche 15 mai 2005

Poser correctement un problème, c’est déjà le résoudre à moitié. Or un problème bien posé est premièrement un problème où l’on a su définir d’abord les objectifs (« qu’est-ce que je veux ? ») avant de rechercher les moyens pour le résoudre. Avoir déjà en tête les moyens ou les méthodes avant d’avoir clairement défini les objectifs est non seulement inefficace - ces moyens ne sont pas forcément les bons - mais immoral - parce que l’objectif défini ensuite sert de paravent à des objectifs non dits ! [1] En conséquence, pour tout problème, veiller à :

*    définir d’abord les objectifs (« qu’est-ce que je veux ? »), sans a priori (même inconscient) sur les moyens, en étant lucide sur nos motivations cachées concernant ces moyens.

*    chercher ensuite les moyens adaptés à l’objectif visé ; les moyens sont toujours secondaires, relatifs à l’objectif, mais ils doivent aussi être bons en eux-mêmes : « la fin ne justifie jamais les moyens ».

 

« Réfléchis... » Ce conseil n’est pas toujours très utile si l’on ne sait pas de quel type de réflexion on a besoin au moment précis où le problème se pose. S’agit-il de faire appel à sa mémoire, de mobiliser des informations connues ? S’agit-il de faire appel à son intelligence créatrice, à inventer du neuf, à mettre en relation des éléments jusqu'à présent disjoints ? S’agit-il d’être tout simplement rigoureux dans un calcul, dans l’usage de règles de logique, de grammaire, etc.. bref, d’être concentré, persévérant et donc de faire preuve de volonté ? Pour un problème donné, les trois "puissances de l’âme" que sont la mémoire, l’intelligence et la volonté doivent souvent être employées dans l’ordre suivant :

1)     mémoire : en se rappelant et en notant ce que l’on sait qui soit en rapport avec le problème : savoirs, vocabulaire, définitions, résultats connus, expériences suggérées par l’énoncé... cela permet de démarrer la résolution d’un problème, d’éviter de « réinventer l’eau chaude » et de ne pas paniquer à ne rien faire.

2)     intelligence : créer du neuf à partir de ce qui est déjà connu, imaginer, relier à des connaissances éloignées... au delà du rappel de la mémoire, il s’agit de jongler avec les idées, de jouer, de rêver même, d’être personnel, même si c’est au prix d’un certain flou, d’un certain désordre... mais cela n’est possible que si la mémoire a déjà inventorié tout ce qui est déjà connu (cf. 1)) et si l’on sait qu’une étape ultérieure mettra de l’ordre dans tout cela (cf. 3)) ; le but est d’arriver à "l’ Idée" décisive pour la résolution du problème, ou, s’il y a plusieurs possibilités de répondre au problème, d’aboutir à une idée convaincante.

3)     volonté : mettre en forme, organiser de manière rigoureuse les données produites par les opérations de mémoire et d’intelligence, en évitant les fautes d’inattention (logique, grammaire, règles diverses, plan, présentation...).


L’ordre naturel de la résolution d’un problème est donc 1) mémoire - 2) intelligence créatrice - 3) volonté, et il faut sentir à quel moment on bascule d’un type d’opération mentale à un autre : a-t-on épuisé le rappel de ce que l’on sait déjà dans le domaine du problème ? est-on arrivé à une idée décisive ? Parfois l’étape 2) éveille la réflexion en montrant que le problème a un rapport avec des domaines de connaissance que l’on n’avait pas envisagés dans l’étape 1) : on peut alors refaire un travail de remémoration, et l’ordre de la résolution du problème est alors 1) - 2) - 1) - 2) - 3).


[1] Le syndrome du "pompier pyromane" qui allume un feu pour se donner le plaisir de l’éteindre, est plus courant qu’il y paraît dans nos manières de faire : on veut absolument se servir de telle de nos capacités, de tel moyen ou méthode qui nous sont chers, qui nous permettent de nous mettre en valeur, et cela nous aveugle pour viser correctement l’objectif, puisqu’on le définit ensuite en fonction des moyens choisis a priori. L’objectif joue alors le rôle de « fin qui justifie les moyens », ce qui est le propre de l’immoralité. Par exemple, on invoque la distribution de pompes au Sahel (une fin "noble", mais définie a posteriori), pour donner une coloration humanitaire au Paris-Dakar, alors que c’est l’usage de moyens (voitures de rallye, motos...) pour eux-mêmes qui l’a déterminé.

Dimanche 15 mai 2005

« Ça m’intéresse... ça ne m’intéresse pas... » Est-ce aussi simple ? La motivation à suivre un cours, et donc l’attention qu’on lui porte n’est pas seulement affaire d’être attiré ou d’être séduit passivement par le sujet traité, par la manière d’enseigner, ou par l’enseignant lui-même, comme si l’on n’y pouvait rien, comme si tout ne dépendait que de l’extérieur. En fait, on y peut quelque chose, puisqu’il nous revient de décider de nous intéresser à ce qui nous est présenté. D’une certaine manière, c’est parce que « je m’intéresse au cours » que le cours finit par m’intéresser. L’attitude requise est donc celle d’aimer, ce qui est affaire de décision, de volonté, de fidélité, de persévérance, autant que d’attrait, de séduction. C’est la nuance qu’il y a entre aimer (qui est une activité) et "être" amoureux (qui est un état). En décidant d’aimer le professeur, sa matière, son cours actuel, je me mets en état de l’écouter activement, d’être éveillé. En conséquence, pendant le cours :

*    je me motive régulièrement en réagissant intérieurement avec émerveillement à tout ce qui me paraît bon, vrai, beau dans ce qui m’est présenté : « ça c’est vrai ! », « que c’est beau ! », « c’est juste ! »... ; mais je réagis aussi à ce qui est éventuellement erroné ; j’accueille le cours en me représentant l’usage futur de ce que j’apprends, des notes de cours que je prends : révision, examen, certes ; mais aussi applications concrètes, situations réelles où ce que j’apprends apporterait du sens...

*    j’enrichis ce que j’entends et ce que je vois par mes idées personnelles, par les échos que le cours provoque en moi (images visuelles, sonores, souvenirs personnels en lien même indirect avec le cours, rappels des cours antérieurs... autant d’indices qui me permettront de mieux le mémoriser), et je n’hésite pas à les noter ;

*   j’anticipe autant que possible ce que va dire l’enseignant, pour être en état de désir, et non pas seulement d’enregistrement passif de ce qui vient d’être dit : si plusieurs parties sont annoncées (chapitres, paragraphes, liste d’arguments...), j’essaie d’en prévoir mentalement les suivantes, et j’en tiens compte dans ma manière de prendre des notes ; si l’enseignant annonce 4 paragraphes et n’en traite que 3, j’interviens en posant une question, etc..

*     je prends des notes sur mon cahier (un cahier est préférable aux feuilles volantes, car il facilite pendant le cours la consultation rapide des notes des cours passés) en m’en servant non pour faire beau, mais comme un outil de travail qui me permet d’être actif, ne serait-ce que dans l’organisation écrite des informations : schémas, plan, organigrammes, retraits, flèches...

Kézako ?

TEXtes et images de la part d'un prêtre, faisant partie de ceux qui vonT A LA messe...

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