[il faut avoir d'abord rempli le test]
Compare avec la liste des saints ci-dessous fournie. Ainsi, tu pourras :
1- Remercier Dieu pour la variété des personnalités de chacun, sachant que nul ne se réduira jamais à un simple numéro.
2- Mieux te connaître pour travailler tes points faibles et faire grandir tes talents.
3- Mieux comprendre les autres et leurs réactions quotidiennes, dans l’acceptation des différences et la charité fraternelle.
4- Voir que l’on peut toujours se convertir, quel que soit son caractère de départ : Saint François d’Assise (E) n’aimait pas la souffrance et l’a acceptée joyeusement ; Saint François de Sales (D) qui avait tout pour être violent est connu pour sa douceur.
5- Voir que l’on peut tous devenir saints, tout en gardant chacun son originalité: Saint Jean de la Croix (H) est l’un des plus grands poètes espagnols, tandis que Don Bosco (C) a rondement mené les "affaires" de son œuvre éducative.
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Saint Tempérament Devise Peur / Péché à combattre |
Portrait |
Résolution à prendre |
Profession |
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A : Antoine de Padoue Médiateur « A quoi bon ? » Les conflits / La paresse |
Même si, une fois l’an, tu peux piquer une grosse colère et paraître parfois entêté, tu es un peu la bonne poire, celui qui est facile à vivre et dont les autres profitent d’ailleurs largement. Doux, réceptif, conciliant, confident-né, tu es tout adapté au désir de l’autre. Médite cette vérité cependant : la vraie paix n’est pas toujours l’absence de conflits. |
Je renonce à rester passif face à ma propre vie. J’affirme que je me construis un avenir valable, et pour cela, je me fixe et respecte des échéances. |
Tu as des qualités de diplomate, d’écoute pour calmer le jeu. Pense aux professions d’aide, ou à l’administration. |
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B : Catherine de Sienne Loyal « J’appartiens donc je suis » Le regard des autres / La peur |
Tu te retrouves un peu dans tous les types de tempéraments et ne sais pas au fond vraiment qui tu es. Tu manques de confiance en toi, ou, au contraire, prends de gros risques pour surmonter ta peur. Loyal, aimable, digne de confiance, tu aimes t’appuyer sur un groupe, familial, social, religieux, dont tu te sens responsable. Attention à tes possibles tendances anorexiques ou boulimiques ; ne te prends pas toujours pour une victime. |
Je renonce à me sentir battu d’avance et à communiquer mon anxiété aux autres. J’affirme que je suis une personne indépendante et capable. |
Tu peux t’épanouir dans n’importe quel type d’emploi mais, comme tu aimes faire partie d’une équipe ou d’un groupe, le système judiciaire ou éducatif, le monde militaire, syndical ou de la santé te conviennent. |
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C : don Jean Bosco Battant « Je réussis donc je suis » L’échec / Le mensonge |
Tu t’investis à fond dans la course à la réussite, et même pour dire ta foi. Jeune et dynamique, tu es autonome, optimiste, fonceur, productif, pratique. Attention cependant à la frime, à l’agressivité, au goût excessif de la compétition et à la fuite de la vie intérieure. Tu vaux plus que la grosse moto que tu rêves d’acheter. |
Je renonce à vouloir impressionner les autres avec mes performances. J’affirme que je m’accepte tel que je suis et je cultive mon authenticité. |
Le commerce, l’informatique, la politique. En plus de ton travail, tu aimes aussi t’investir bénévolement dans des œuvres associatives. |
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D : François de Sales, Vincent de Paul, Grignion de Montfort Chef « Je suis fort, donc je suis » Être dépendant / La violence |
La force, le pouvoir et l’audace sont plutôt des caractéristiques masculines, et les femmes de ce tempérament ne sont pas toujours comprises. Direct, positif, combatif, sûr de toi, tu assumes avec autorité commandement, prise de décision, protection des faibles. Individualiste, exigeant, prompt à prendre les autres en défaut, tu redoutes toujours d’être manipulé et tu aimes tout contrôler. |
J’affirme que je peux avoir des sentiments affectueux, un regard bienveillant et des attentions délicates. Je renonce à ma peur d’être sensible, vulnérable et faible. |
Tu as l’étoffe d’un entrepreneur, d’un meneur d’hommes, d’un dirigeant, notamment dans le monde des affaires ou l’armée. Tu préfèreras souvent être ton propre patron. |
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E : Thérèse de l’Enfant Jésus, François d’Assise Epicurien « J’éprouve du plaisir, donc je suis »
La souffrance et le renoncement / La négligence |
Tu aimes la vie, les autres, les projets stimulants. Tu t’intéresses à tout mais ne va au bout de rien. Tu passes de l’envie de t’engager à un désir de liberté et d’indépendance. Sorte de clown triste, tu fuis la souffrance. Charmeur, plein d’humour, rapide, imaginatif, productif, tu peux vite devenir narcissique, possessif, impulsif, dispersé. |
J’affirme que je vais mener mes projets jusqu’au bout, en m’imposant une discipline personnelle et en m’organisant mieux. Je renonce à vouloir que chaque instant soit excitant. |
Tu es tenté de mener plusieurs projets et carrières de front. Photographe, pilote, entrepreneur, etc… Tu aimes les défis, les voyages, les situations d’urgence et détestes les tâches répétitives. |
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F : Ignace de Loyola Légaliste « Je suis en règle, donc j’existe » Être pris en faute / L’orgueil |
Tu as le sens de la justice et de la vérité. Loyal, consciencieux, organisé, efficace, tu es une perle dans une entreprise ou une communauté : on peut te confier des responsabilité en toute confiance. Ne prends quand même pas tout au sérieux, même l’humour. Attention au perfectionnisme : la recherche de la perfection peut être un obstacle à la sainteté ! |
Je renonce à imposer aux autres et à moi-même des idéaux inatteignables. J’affirme que la vie est belle et qu’elle est source de plaisir. |
Tu es intéressé par les sciences ou l’application des lois. Si tu es davantage tourné vers autrui, tu peux choisir les professions de la santé, de l’éducation ou les œuvres religieuses. |
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G : mère Teresa Altruiste « J’aime, donc je suis » Être abandonné / La jalousie |
Amour est le maître mot de ta vie. Traditionnellement, la société a davantage encouragé les qualités de ce tempérament chez les femmes que chez les hommes. Sensible, généreux, chaleureux, la relation à l’autre est pour toi plus importante que tout. Si tu cherches moins à être aimé qu’à aimer concrètement (aider, compatir, écouter…), tu deviendras l’altruiste véritable, celui qui |
Je renonce à forcer les autres à m’aimer en attirant l’attention sur ce que je fais pour eux. J’affirme que j’ai une vie intérieure et des qualités propres à développer. |
Tu aimes les contacts avec les autres, la relation d’aide, la vie de famille. Pense aux domaines de la santé, de la restauration, ou du spectacle si tu es plus extraverti. |
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H : Jean de la Croix Penseur « Je pense donc je suis » L’empiètement d’autrui sur ton territoire intérieur / L’avarice |
Enfant, tu t’isolais pour lire ou jouer, genre "petit chimiste". Ce qui compte pour toi, même dans les relations humaines, c’est l’expérience stimulante au plan intellectuel. Timide, critique, avec un humour fin qui peut blesser parfois, tu retiens tout ce que tu lis ou observes, mais retiens aussi tes émotions et souvent ton argent. |
Je renonce à ma peur d’être abusé ou englouti par les autres. J’affirme que je n’ai pas toujours besoin d’absolument tout connaître d’une question avant de me décider à agir. |
Tu aimes la contemplation, les sciences et tout domaine exigeant au plan intellectuel. Tu préfères travailler seul. Les moines, chercheurs ou grands inventeurs sont presque tous du type "H". SI tu as un bon score en "I", tu as peut-être aussi une vocation de musicien ou d’écrivain. |
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I : Thérèse d’Avila Romantique « Je suis différent, donc je suis » La banalité, le quotidien / La tristesse |
A l’adolescence, nous passons presque tous par une phase "I", ce qui ne veut pas dire que celle-ci sera la dominante de notre caractère plus tard. Les autres pourront-ils jamais te comprendre dans ton originalité ? Créatif, intuitif, hyper sensible, capable d’empathie, tu as une sérieuse tendance à la dépression, à la culpabilité, au repliement sur toi ou au narcissisme. |
Je renonce à cultiver la tristesse. J’affirme que je suis beaucoup plus que mes émotions. |
Tu es attiré par l’art, la presse, la psychologie. Les grands artistes sont presque tous des "I". Tu acceptes généralement un métier banal pour te consacrer à la création. |
Antoine de Padoue
Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'Assise s'appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe. En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé "au pied levé" un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord. La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est "Docteur de l'Eglise", mais la piété populaire préfère en lui l'intercesseur efficace.
Catherine de Sienne (+1380)
Catherine, benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et sœurs) entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec la Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l'unité de l'Eglise. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui. Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, elle voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'est pas le tout de sainte Catherine. Ce n'est que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son "Dialogue", qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ., qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique. Elle a été proclamée docteur de l'Eglise en 1970.
Jean Bosco (+1888)
C'était un fils de pauvres paysans piémontais. Adolescent, il joue à l'acrobate pour distraire sainement les garnements de son village. Devenu prêtre à force de sacrifices, il se dévoue aux jeunes ouvriers de Turin abandonnés à eux-mêmes. Il crée pour eux un centre de loisirs, un patronage, puis un centre d'accueil, puis des ateliers. Rien de tout cela n'était planifié à l'avance, mais ce sont les besoins immenses qui le pressent. Jamais il ne refuse d'accueillir un jeune, même si la maison est petite, même si l'argent manque. Plutôt que de refuser, il multipliera les châtaignes comme son maître multipliait les pains en Palestine. Sa confiance absolue en la Providence n'est jamais déçue. Ses "enfants" seront bientôt des centaines et tous se feraient couper en morceaux pour Don Bosco. Sa mère, Maman Marguerite, vient s'installer près de lui et jusqu'à sa mort, elle leur cuira la polenta et ravaudra leurs vêtements. Très marqué par la spiritualité de saint François de Sales, Jean Bosco invente une éducation par la douceur, la confiance et l'amour. Pour ses garçons, il fonde l'Oratoire, l'Oeuvre, qui sera à l'origine de la congrégation des prêtres salésiens. Pour les filles, il fonde la congrégation de Marie-Auxiliatrice. Don Bosco mourra, épuisé, en butte à l'hostilité de son évêque qui ne le comprend pas, mais entouré de ses disciples.
François de Sales (+1622)
Fils d'une noble famille savoyarde restée catholique en pays calviniste, il était destiné à un brillante carrière juridique. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le "souvenez-vous", la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce sera l'un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote". Prêtre, puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la "Rome" des calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de l'époque, soutient la réforme des carmels de sainte Thérèse d'Avila, la fondation de l'Oratoire par saint Philippe Néri. Lui-même fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Il est le patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées qui sont des "gazettes" pour s'adresser aux calvinistes qu'il ne peut rencontrer.
Thérèse de l’Enfant Jésus (+1897)
Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit "entourée d'amour." Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et la quintette de ses filles s'installent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de sa famille. Deuxième drame qui ébranle Thérèse : sa sœur Pauline puis sa sœur Marie entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouver le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans "une course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans démarche, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtient d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888. Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie; la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit pas obéissance, connaît un succès populaire époustouflant et de nombreux témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère. Proclamée patronne des missions de l'Eglise universelle, est docteur de l'Eglise en 1997.
Ignace de Loyola (+1556)
Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits. En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s'illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et lui brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard. Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C'est la conversion, totale, brutale. Dès qu'il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l'abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C'est là qu'il rédige ses "Exercices spirituels" où il consigne ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : saint François Xavier et le contact n'est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et fonde ainsi la "Compagnie de Jésus". Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome "pour la plus grande gloire de Dieu." A Paris, existe encore le collège Montaigu où il logeait, actuellement collège Sainte Barbe. Rue Valette - 75005. La chapelle des vœux est actuellement désaffectée.
mère Teresa
Agnès Bojaxhiu est née en Albanie et rêvait des missions étrangères. A l'adolescence, elle choisit le couvent. Elle y reste vingt ans, enseignant l'histoire et la géographie dans un établissement huppé de Calcutta. Une nuit, dans un train, elle entend une voix : "Quitte ton couvent, va vivre avec les plus pauvres." Dans l'incompréhension générale, elle délaisse son poste de directrice d'école pour s'installer seule dans les bidonvilles. En 1949, les sœurs étaient trois. A sa mort, le 5 septembre 1997, son ordre est présent dans plus de cent pays. Parmi les pauvres d'entre les pauvres, 50.000 morts ont reçu grâce à elle, l'amour et l'affection des derniers instants, "aucun d'eux n'est mort désespéré". "Ce que nous faisons à ces gens là, c'est à Jésus que nous le faisons, la religion chrétienne apporte l'amour du Christ, et le message de son amour, est le seul message qui puisse conduire à la paix. Non seulement ici, mais dans le monde entier. L'amour est la seule chose qui compte, c'est pour cela qu'il faut se pardonner les uns les autres". Contre le fatalisme, elle agissait pour changer les choses, nourrissant chaque année 500.000 familles, accueillant 20.000 enfants dans les écoles, soignant 90.000 lépreux etc... Elle reçu le prix Nobel de la paix en 1979.
Jean de la Croix (+1591)
Juan est né en Vieille-Castille dans une famille pauvre. Il est très jeune quand meurt son père. Sa mère doit se louer comme nourrice. Lui-même, pour payer ses études, travaille comme infirmier à l'hôpital de la ville. A 21 ans, il décide d'entrer chez les Pères Carmes et ses supérieurs l'envoient à l'Université de Salamanque. Il aspire à retrouver la règle primitive de l'Ordre, faite d'austérité et de prière, mais il n'essuie que des refus. Devenu prêtre, il songe à changer d'Ordre religieux, quand Dieu lui fait rencontrer sainte Thérèse d'Avila. Avec elle, il réalisera cette réforme dans une vie toute faite d'absolu. Il devint ainsi, auprès de ses frères, un signe de contradiction. On l'emprisonne neuf mois à Tolède, menottes aux mains, dans un cachot. Et, de son âme dépouillée de tout appui humain, jaillira le " Cantique spirituel ". Il finit par s'enfuir et il est recueilli par des carmélites déchaussées. Commence alors pour Jean de la Croix, une période d'activité rayonnante, ouvrant à tous, carmes et carmélites, gens du peuple et universitaires, l'étroit sentier de la parfaite docilité à l'Esprit-Saint. De retour en Castille, il exerce de lourdes responsabilité, tout en désirant la parfaite ressemblance d'amour avec son Seigneur crucifié. Démis de toute charge, malade, calomnié, enfin se déchire la "toile de cette vie", il entre dans la vision de Dieu et va chanter son Cantique spirituel. "A la fin du jour, c'est sur l'amour qu'on vous examinera." (St Jean de la Croix - Maxime 80)
Thérèse d’Avila. (+1582)
Née dans une noble famille d'Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l'âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l'Eglise en 1970. « Qu'il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose ! » (in Chemins de la Perfection)


orientation dans ces commentaires théologiques que sont les targum, ou les midrash qui semblent négliger la vérité historique des faits passés pour accentuer la valeur de leur sens actuel ou futur. Cette liberté dans l’usage du passé résulte de l’orientation foncière d’Israël vers l’avenir, qui fait mettre le mémorial du passé au service de cette ouverture, et qui autorise bien des enjolivements à motif théologique ou moral. La littérature apocalyptique (AT et intertestamentaires) fonctionne dans le même sens, en soutenant l’espérance des croyants persécutés, par le rappel du passé pris comme modèle de ce qui doit advenir. Cet eschatologisme propre à Israël puisqu’il est entouré de cultures à temps cyclique, va dans le même sens que son refus viscéral de toute idolâtrie : l’attente du Dieu qui vient, de son intervention définitive pour Israël ne saurait être comblée par une représentation temporelle ou une manifestation historique du divin. Dans cette attente messianique qu’aucun accomplissement historique (juge, roi, prophète...) ne satisfait pleinement, Israël s’ouvre toujours plus à une récapitulation de toutes ses expériences de rencontre avec Dieu, mais telle qu’elle ne peut être conçue qu’à la fin des temps, au delà de l’histoire. On attend celui qui sera à la fois le nouveau Moïse, le nouveau David, le nouvel Elie, le nouveau prophète... mais aussi le serviteur souffrant, la sagesse en personne etc... Devant l’impossible synthèse de ces figures juxtaposées dans l’Ancien Testament, et attendant leur unité dans le Messie eschatologique, la tentation existe d’avoir une conception si transcendante de Dieu qu’on lui refuse la possibilité de se manifester historiquement, et qu’on ne puisse avoir accès à lui que par une « élévation » apocalyptique au dessus de l’histoire qui rendrait négligeable tout ce qui a lieu dans ce monde [1]. On risque alors d’être tellement polarisé sur cette glorieuse fin des temps, qui sera aussi la résurrection des justes, que l’on en devient inattentif à l’humble présence de Dieu à l’œuvre dans le temps. L’attente eschatologique reste première : les thèmes et les figures, les mots et les récits bibliques sont paroles de Dieu, certes, mais en tant qu’ils pointent tous en direction du Messie à venir. A ce titre, ils lui sont relatifs ; ils ont beau être inlassablement mis en relation les uns avec les autres, être analysés via targum, interprétation allégorique, rabbinique ou cabalistique... de manière toujours plus complexe ou imagée pour leur faire donner du sens, Israël les conserve en fait comme autant de trésors sans rapport évident les uns avec les autres, comme autant de pièces détachées dont il manquerait le plan d’assemblage. Et le Talmud, qui est l’équivalent juif du Nouveau Testament, ne change rien à cette attente. L’attention croyante d’Israël se concentre ainsi successivement sur (1) l’intervention de Dieu dans l’histoire, à travers tel événement de salut, (2) l’attente d’une intervention future de Dieu dans l’histoire, qui intègre toutes les caractéristiques passées – ce serait le propre du prophétisme – et les récits jouent bien sur des formules d’accomplissement, et enfin, devant l’impensabilité d’une telle intégration dans l’histoire, (3) l’attente d’un temps nouveau, eschatologique, apocalyptique, en rupture avec le temps de l’histoire, car intégrant toutes les figures apparemment contradictoires de l’histoire sainte. Si accomplissement des Ecritures il y a, ce n’est donc pas seulement en vertu d’une analogie de fait entre les événements historiques de salut, ou en vertu de la lumière portée par les événements postérieurs sur ceux du passé et réciproquement, mais dans le cadre de l’attente d’un événement ultime, impensable, qui récapitule toute l’histoire du salut. De la sorte, si les formes d’accomplissement des Ecritures de l’Ancien Testament ont une valeur qui va au-delà du procédé littéraire ou de la relecture de l’histoire sainte d’Israël, c’est parce qu’elles sont elles-même la préfiguration d’un événement réel qui soit l’accomplissement des Ecritures par excellence. Cet événement, c’est la Pâques de Jésus-Christ. Tout accomplissement – partiel – des Ecritures renvoie à cette Pâques.
Tout est large, chez lui. La poignée de main, le sourire couronné de fossettes, les épaules puissantes, la stature de bouddha du Caucase, les lèvres et le nez écrasés lors d'un match de boxe. Large et chic, la demeure, dans un quartier résidentiel de Bruxelles, décorée "branchée" dans les tons gris et blancs. Larges, sa bibliothèque et le piano où l'écrivain musicien, passionné de peinture, travaille Bach - "le meilleur antidépresseur". Large, la carte de visite qui essaierait de résumer l'état civil d'Eric-Emmanuel Schmitt, Lyonnais d'ascendance alsacienne, né le 28 mai 1960 à Sainte-Foy-les-Lyon, et son cursus brillant d'"horripilant bon élève" : bac mention très bien, lauréat du Concours général à 17 ans, félicitations du président Giscard à l'Elysée, Normale Sup', agrégation de philosophie, thèse brillante sur Diderot, etc. 