Mardi 1 janvier 2008
Harry PotterEn réponse à une de mes filleules me demandant si j'ai lu Harry Potter et ce que je pense de l'avis critique du pape sur le phénomène...

Eh oui, j'ai lu HP7 (moins de 2 semaines après sa parution en anglais). Et c'est l'un de mes préférés, tout particulièrement à la fin quand se dévoile - enfin - le personnage de Severus Rogue. C'est bizarre, mais j'ai toujours préféré les tomes impairs (surtout les 1, 3 et 7), plein de rebondissements, de personnages complexes, avec au contraire dans les tomes pairs une action trop lente (t.2), trop linéaire ou prévisible (t.2,4) ou à l'inverse trop obscure (t.6).

Concernant "l'avis du pape", en réalité il s'agit d'un avis qu'il a donné en 2003 alors qu'il "n'était que" cardinal Ratzinger, et qu'il n'impliquait pas toute Eglise, ou du moins pas autant que depuis qu'il est pape. Joseph Ratzinger a de fait critiqué HP à propos de l'usage de la magie ou de l'occultisme qu'on y trouve, dans une lettre de mars 2003 adressée à une allemande, Gabriele Kuby, qui lui avait envoyé le livre qu'elle avait écrit contre le phénomène HP.

Je crois que cet avis - dont l'excès est certainement dû au fait que J.Ratzinger n'a probablement pas lu HP - peut malgré tout être entendu au même titre que ce que l'on doit entendre au sujet des jeux vidéos. La grande majorité de ceux qui les pratiquent font la différence entre le virtuel et le réel. Et s'ils peuvent se passionner pour un jeu, ils n'en préfèrent pas moins revenir au monde réel. Ceci dit, il y a des déséquilibrés qui en deviennent à ce point fan qu'on les appelle - dans le jargon - des "no life", qui s'enferment dans tel ou tel jeu et se déconnectent de la réalité qui leur paraît fade en contrecoup. Pire, il y en a qui rêvent de mettre en oeuvre dans la réalité ce qui n'est en fait qu'artifice en vue d'une "distraction" (conduire des bolides, tirer sur des gens...). Pour ces déséquilibrés, une critique peut être utile.

En ce qui concerne Harry Potter, la magie n'est ici qu'un moyen littéraire, un décor, et l'immense majorité des lecteurs distingue bien cela de la réalité. Mais une critique est d'autant plus nécessaire que la pratique de la magie (noire) existe, avec des rites proches de ce que l'on trouve à la fin du tome 4, avec des intentions identiques à celle des Mangemorts : volonté de puissance, recherche du mal pour le mal, lien avec la mort, satanisme... Ce n'est pas qu'une fiction ! J'avoue que cette fin du tome 4 m'a dérangé, ainsi que la fin du tome 6 - toujours des tomes pairs !

Hormis cela, l'intrigue des HP m'a plu, mais en tant que distraction, en tant qu'énigme à résoudre avec des indices bien parsemés. La série des HP n'a cependant pas la profondeur symbolique, psychologique et spirituelle du "Seigneur des Anneaux", du "Lord of the Rings" qu'il faut lire si possible en anglais - et pas seulement voir en DVD même si ceux-ci sont particulièrement fidèles, parce que non seulement c'est un chef d'oeuvre de littérature, mais surtout parce que cela fait grandir ses lecteurs. On y admire l'héroïsme, la grandeur, la beauté, la bonté possibles, au coeur de vies ordinaires, celles d'hommes, de hobbits... sans autres pouvoirs que celui de donner leur vie. A ceux-là, nous pouvons nous identifier.The Lord of the Rings Le Seigneur des Anneaux était l'un des livres de chevet du plus grand intellectuel catholique du XXème siècle, le théologien suisse allemand Hans Urs von Balthasar.

Il faut bien que cette vie humaine, cette vie ordinaire de "sang-de-bourbe" ait bien de la valeur pour que Dieu ait choisi de la vivre, en choisissant de n'être connu pendant 30 ans que comme le fils de Joseph le charpentier. Que l'Enfant de la Crèche te garde dans l'émerveillement devant la vraie magie de cette vie-là : il nous est possible d'y devenir enfants de Dieu !
par Raphaël Bui publié dans : Autres
Mercredi 20 juin 2007
Documents à téléchargerUne ligne dans le journal "La Croix" d'hier sur ce "blog", et les statistiques de fréquentation passent de 50 visiteurs par jour à 400. En fait, s'il se sert de l'excellent hébergeur over-blog, il ne s'agit pas d'un journal personnel, mais plutôt d'un site de présentation de documents écrits, d'articles rédigés ou d'images confectionnées, de sites web élaborés pour les besoins pastoraux...

Voici quelques liens sur des fichiers à télécharger :

- deux  liens vers des diaporamas Powerpoint réalisés récemment à l'intention de collégiens de 6èmes : le premier (3 Mo) à propos des deux derniers jours de la Création (Gn 1,26-2,4) ; le second (1,3 Mo), en forme d'apologue sur le travail pour lequel Dieu veut embaucher l'homme...

- (à suivre...)
par Raphaël Bui publié dans : Autres
Dimanche 20 mai 2007

Apéritif dans la cour de l'ancien collège du Sacré-CoeurMémorable soirée que cette célébration ruthénoise du Centenaire du scoutisme, samedi 19 mai 2007 : un beau moment d'oecuménisme entre scouts et guides de France, et scouts et guides d'Europe (d'anciens scouts unitaires de France étaient aussi présents).

Les préjugés ne manquent pas de part et d'autre de ces mouvements scouts, des préjugés souvent caricaturaux par leur excès. Cependant sur une ville moyenne comme Rodez et ses environs, les occasions de se rencontrer entre jeunes issus des SGDF (Scouts et Guides de France) et de la FSE (Fédération du Scoutisme Européen) sont nombreuses : dans la même classe au collège (cf. Basile et Sérèna...), au lycée (cf. Jean-Baptiste et Marie...), en études supérieures (cf. Grégory et Hélène...), ou au même club de théâtre, en particulier celui dirigé par ce grand ancien dans le scoutisme qu'est Roger Rey (cf. François, Mathilde, Lucie, et Marie-Alix, Cécile), voire au sein d'une même famille (cf. Maryse et son fils Simon).

Feu de veilléeAu-delà de cette connaissance personnelle, qui est l'antidote aux préjugés, la rencontre d'hier a donné l'occasion aux deux mouvements de collaborer à la préparation d'un même évènement. Les SGDF ont pris en charge l'essentiel de cette préparation qui a demandé pas mal de logistique (invitations, réservations, intendance, sonorisation et éclairage...), mais les FSE ont enrichi la veillée de leur animations. Mieux, au plan symbolique, la farandole improvisée tous ensemble autour du feu, tandis que l'on chantait "La légende du feu", le fait qu'ensemble nous ayons pu célébrer, chanter, prier les Complies et la prière scoutes, tout cela témoignait d'une unité et d'une fraternité possibles, non pas d'abord parce que nous l'aurions décidé de nous-mêmes, par nos propres forces, ou au motif qu' "Ensemble, tout devient possible", Emmanuel, Pierre, François, Fanny, Gérard, François (x2)mais parce que tout simplement Dieu le veut pour que nous puissions témoigner de lui. L'Evangile de ce 7ème dimanche de Pâques ne disait pas autre chose : "Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé." (Jn 17,21-23)

Maurice Bec, Jean Escorbiac, Georges Mercadier, à 20 ans, en 1933Le lieu de cette rencontre n'était pas choisi au hasard : l'église et l'ancien collège du Sacré-Coeur, ont vu naître le scoutisme ruthénois en 1928, avec Maurice Bec, Jean Escorbiac, Georges Mercadier... comme fondateurs. Nous y étions hier soir plus de 400, rassemblés le temps d'une messe - l'église était comble et les chants faisaient vibrer les murs ! - et d'un banquet-veillée. Présents, des jeunes de toutes les branches des deux mouvements, des anciens d'avant la scission, heureux de se retrouver et de retrouver à travers les chants, les témoignages et les photos projetées, des souvenirs parfois lointains mais toujours si présents.

Pour moi, ce fut la joie de voir ensemble, ces deux mouvements de scoutisme catholique, qui comptent tant pour moi y compris dans ce qui les distingue. Leurs pédagogies sont différentes, avec des avantages et des inconvénients inverses, mais avec une même visée, et des moyens pratiques proches : Faire mémoire ensemble...à visionner avec intérêt le diaporama qu'avait préparé les scouts d'Europe pour présenter leur mouvement, un chef scout de France s'étonnait de ce que les activités proposées soient les mêmes...

 

Pour une meilleure connaissance des mouvements, voici les liens vers les sites web des Scouts et Guides de France, le site national et le site ruthénois (plus ceux des jeannettes, louveteaux, guides, scouts, caravelles, pionniers, compagnons), et les sites des Scouts et Guides d'Europe, le site national le ceux à Rodez : louvettes, louveteaux, guides, scouts, guides ainées, routiers.

Ci-contre, une sélection de photos de la soirée du 19 mai 2007, ainsi que des photos d'archives dans l'ordre chronologique des années (n'hésitez-pas à m'envoyer d'autres photos des années passées par mail, enregistrées au format "AAAA_description.jpg", par exemple : "1937_camp_louveteau_coutal.jpg", si possible sans accent, 2 ou 3 photos par année) : sur cet album, ne figurent pour l'instant que des photos des années 1933-1960.

Mise à jour (12 mai 2008) : voici le site de l'album photos du week-end départemental Scouts et Guides de France, du 3-4 mai 2008 à Villefranche de Rouergue.

par Raphaël Bui publié dans : Autres
Dimanche 18 mars 2007
Arbre de lumièreVoici le texte d'un des petits enseignements donnés à l'occasion de la belle "Journée du Pardon", proposée par la paroisse Notre-Dame de l'Assomption, samedi 17 mars en la Cathédrale de Rodez. Ci-contre, devant l'orgue de la Cathédrale, l' "Arbre de lumière" que le p. Pierre Pradalié (Villeneuve d'Aveyron) nous a prêté pour cette journée.

Le sacrement, une rencontre

Tout sacrement est une rencontre avec Dieu. La révélation biblique nous donne de croire que Dieu est le Tout Autre, au-delà de tout ce que nous pouvons comprendre ou saisir de lui, mais aussi qu’il peut manifester son amour quand il veut ; plus encore, qu'il le désire profondément, et que cela fait sa joie, parce qu’il l’a fait une fois pour toutes et pour toujours en son Fils Jésus-Christ. Tout sacrement est donc une rencontre avec le Seigneur, via le renouvellement d’un geste ou d’une parole du Christ, l’occasion de lui permettre de manifester son amour, non seulement à mon égard, mais à travers moi, à toute l’humanité. Tout sacrement engage à la fois Dieu qui donne et manifeste ainsi sa gloire, la personne qui le reçoit, l’Eglise tout entière qui le célèbre, l’humanité et le monde pour qui le sacrement a une valeur de salut. Nous célébrons toujours « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

Sa préparation

Une rencontre avec un tel enjeu, cela se prépare. On ne vient pas sans rien. Mais alors que pour les autres sacrements, on vient avec quelque chose de noble, quelque chose qui a de la valeur : un élément de la Création ou de ce que nous en faisons (« fruit de la terre et du travail des hommes… »), une parole d’engagement total (le « oui » du mariage ou de l’ordination), ou une situation humaine de grande intensité (la naissance, l’entrée dans l’âge adulte, la maladie), au contraire, avec le sacrement de la réconciliation, on vient avec notre péché, ce poids mort, nul, inutile, fait de refus d’aimer, de non-relation, d’ingratitude, de défiguration de l’image de Dieu en nous et dont nous ne savons que faire, et qui même nous encombre. Cela, le Christ veut s’en charger pour nous, il veut le porter pour nous, parce que c’est pour cela qu’il est venu à la rencontre des hommes : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde » [qui tollis peccata mundi : qui portes le péché…]. Encore faut-il vraiment lui apporter notre péché (examen de conscience), en le regrettant (attrition) et en voulant ne plus offenser davantage le Seigneur (contrition et ferme résolution de ne plus pécher).

Aussi la préparation à la confession comporte deux aspects :

- SE DISPOSER A RENCONTRER LE SEIGNEUR, à accueillir son amour. Ne pas hésiter à demander l’Esprit Saint, car c’est une affaire de désir. L’écoute de la Parole de Dieu vient réveiller ce désir, parce que cette Parole est la déclaration d’amour que Dieu fait à chacun de ses enfants, par son Fils Jésus-Christ. Une Parole faite à la fois de bienveillance sans condition, mais aussi d’exigence, car il n’y a pas d’amour sans désir que l’autre grandisse. Prendre donc le temps de prier un extrait biblique, de le recevoir comme une Parole qui m’est personnellement adressée : [par exemple : Ex 1,1-21 ; Dt 30,15-20 ; 2 S 12,1-9.13 ; Sg 5,1-16 ; Si 28,1-7 ; Is 43,1-7 ; Is 55,1-11 ; Jr 31,31-34 ; Ez 36,23-36 ; Os 2,16-25 ; Jon 3 et 4 ; Ps 25 (24), 31(30), 32(31), 51(50), 73(72), 85(84), 103(102), 119(118) ; Rm 3,22-26 ; Rm 6,16-23 ; Rm 7,14-24 ; Rm 13,8-14 ; Ga 5,16-24 ; Eph 2,1-10 ; Tt 3,3-7 ; Jc 1,22-27 ; Jc 3,1-12 ; 1 P 3,8-12 ; Ap 20,11-15 ; Ap 21,1-8 ; Mt 5,1-16 ; Mt 6 ,7-15 ; Mt 9,9-13 ; Mt 18,21-35 ; Mc 7,14-23 ; Lc 6,36-45 ; Lc 10,25-37 ; Lc 15,1-32 ; Lc 18,9-14 ; Lc 19,1-10 ; Jn 8,31-36 ; Jn 15,9-14 ; Jn 20,19-23.] On peut aussi prendre un temps d’une relecture ou d’une révision de vie, pour préparer une action de grâce, à évoquer avant la confession sous la forme d’une ou deux raisons personnelles de dire « merci » au Seigneur : on ne demande vraiment pardon qu’à celui à qui on a des raisons de dire « merci » !

- LUI PRESENTER MON PECHE, envisagé à la lumière de l’amour inconditionnel de Dieu pour moi. Un examen de conscience peut aider à balayer ce qui « en pensée, en parole, par action et par omission » relève du péché. Il y a divers examens de conscience : l’un partira de ma relation à Dieu, aux autres, au monde et à moi-même (car il ne peut y avoir d’amour d’autrui sans amour pour soi-même), un autre du Décalogue, un autre des Béatitudes... Le but n’est pas forcément de tout dire dans le détail, mais de souligner le ou les actes que je perçois comme le plus en rupture avec l’amour de Dieu, et pour lequel je veux demander à Dieu son aide pour qu’il me convertisse. [Remarque : un péché est toujours un acte volontaire, avec une libre adhésion au mal contraire à la volonté de Dieu, une désobéissance à Dieu : attention donc de ne pas confondre le péché avec la tentation, qui n’est que la sollicitation préalable en vue du mal, pour que j’y donne suite. Si j’y cède, il y a péché. Si j’y résiste, je grandis.] Cela dit, aucun examen de conscience ne remplace l’étape de la reconnaissance de l’amour de Dieu qui donne la lumière pour faire apparaître mes ombres : sans cette lumière, notre vrai péché nous reste caché.

La confession elle-même

Se présenter brièvement (situation familiale, professionnelle, religieuse…)

Dire : « Bénissez moi, mon Père parce que j’ai péché » (formule paradoxale, qui dit ce bien que Dieu seul peut faire à partir d’un matériau aussi déficient que mon péché) et dire à quand remonte la dernière confession.

Puis confesser ses péchés, de manière précise, sincère et complète. "Complète", oui, mais tout en sachant que ce n'est pas une scrupuleuse exhaustivité qui est visée - Dieu sait tout ce que nous avons fait - mais le type de regret que l'on en a, la délicatesse du coeur qui prend conscience de ce que par ses péchés il a infligé à son Seigneur, le ton de cette confession - et que Dieu ignore tant que l'on ne le lui a pas dit. On confesse des péchés précis, et pas seulement des tendances générales. Le prêtre peut guider, éclairer, conseiller.

Le prêtre donne l’absolution, la Parole de pardon au nom du Christ, en même temps qu’une pénitence, c’est-à-dire un acte à accomplir qui fait participer activement à l’œuvre de salut et de conversion impliquée par le sacrement.

En résumé…

Transept de la Cathédrale de RodezLe sacrement du pardon est moins une thérapie individuelle 'pour soi', que le fait de se mettre à disposition du Seigneur, mais aussi de l'Eglise, pour que s'opère un acte de salut "pour la gloire de Dieu et le salut du monde", comme c'est le cas dans tout sacrement. Indirectement, secondairement, on s'en retrouve personnellement bénéficiaire. Mais ce qui se passe concerne en fait plus large que soi : partant de la reconnaissance de mon péché, c'est à dire de ce qui de ma part et avec ma responsabilité a fait obstacle à une vie en communion avec Dieu, avec autrui, et avec moi-même (cette reconnaissance du péché qu’est la 'confession'), je remets tout cela au Christ (via son corps qu'est l'Eglise, c'est à dire via un prêtre) parce que je reconnais que je ne peux plus rien en faire, que cela m'encombre, voire me culpabilise, et qu'un tiers est justement nécessaire pour cette remise des péchés. Plus profondément, en posant l'acte de foi que le Christ saura bien faire quelque chose de ces péchés, mieux, qu'il les a déjà transformés sur sa Croix en acte de salut, de réconciliation, de pardon, c'est dans la confiance que je lui remets ces péchés en les nommant, et que par là-même, je prends de la distance avec eux et permets à Dieu d'exercer sur moi sa miséricorde. Mais pas seulement sur moi : mes péchés me rendent solidaire du péché de tout homme, c'est aussi toute l'humanité qui à travers moi se retrouve bénéficiaire de ce pardon, et à qui je suis envoyé comme témoin de la miséricorde de Dieu [cf. l’Evangile du débiteur impitoyable]. On devrait s’en émerveiller !
par Raphaël Bui publié dans : Autres

Kézako ?

TEXtes et images de la part d'un prêtre, faisant partie de ceux qui vonT A LA messe...

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